la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Je me souviens...
et parfois c'est banal, et parfois c'est extraordinaire, comme cet hier cet aujourd'hui,
du temps pas peu pas trop, juste le temps nécessaire, pour tout bouger, en haut, ce qui fut posé, il y a cinq ans, ici,
parfois remué un peu, pas trop, pas tellement, et puis le temps a passé ses cinq ans,
l'envie de nouvel air, nouvel espace,
quand on quitte sa région de naissance, qu'on laisse derrière soi, sa maison des enfants qui ont grandi,
on peut être tenté pour respirer encore, de l'envie d'être bousculé par les souvenirs par ci par là, des réconforts,
avant...
puis, cinq ans d'ici, cette nouvelle direction, cela demande du souffle, de l'oxygène, nouvel espace dans le même lieu,
aujourd'hui...
c'est donc d'un presque banal de parfois faire ses tris de vie, cela remue des objets, cela remue un esprit qui s'éveille la nuit, dans un rêve, l'inconscience en travail...
et puis...
c'est une vue extraordinaire que cette grâce là du jour: je ne trouve plus ma bague de mes vingt ans offerte par mes parents,
je me souviens,
l'avoir posée sur la couette, hier, le temps des tris qui se sont empilés, sur l'étoffe du temps du Nord,
elle se remue, ne laisse rien voir, ni sous le lit,
pas de palpitations, c'est peut être mieux ainsi, si la vie dicte cela...c'est pas une gravité, juste un souvenir perdu,
et puis...
le pas descend l'escalier de bois, regarde par terre, rien, descend celui de béton qui mène vers dehors, les bras chargés hier de divers, de dizaines de revues, de fouffes, de petit bric broc apprécié en un temps, posé là, et plus vu, ou si peu...
l'oeil ouvre la porte du garage, regarde le sol, mais la bague si menue,
peut être entre des pages, posées à côté d'elle,
et puis...
elle est là, juste devant, entre deux revues posées dans le garage, juste sur le bord, c'est extraordinaire de la retrouver, faut croire que ses vingt ans, ne se perdent pas vraiment, quand, le coeur s'aime, oui s'aime, lorsqu'il aime vraiment. Et le sourire qui suit se remplit de cette grâce, alors si j'ai vingt ans, mon éternellement, serre moi inconscience, remplis moi d'espérances, même si la vie m'en a fait voir Tellement des noirs et blancs de la vie,
la vie à la cueillir comme elle se donne à vivre, c'est chaque jour son jour,
et si elle prend, elle donne,
alors merci la vie de ma belle conscience, de ne pas compter mes ans, de ne pas les ressentir encore, la forme est là, merci, et quand juste à l'instant, le tour du bourg rapide, je remercie mes pieds, mes jambes, de me porter légèrement encore, la santé c'est une chance,
à l'honorer encore, chaque jour, en santé, la vie plus simple tellement, si rude pour d'autres autour privés de leurs mouvements.
je me souviens, et c'est parfois bien et parfois son moins bien..;
je me saoulviens de vie...