la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Ce soir, on a pris un café devant la mer, avant l'aquagym,
puis la Toto l'a reconduit au foyer d'hébergement,
elle est patraque la Toto ce soir, c'est dur tout cela,
et pourtant, cela va bien pour lui,
mais cela reste difficile en émotions, cette remontée dans le Nord prévue,
même si il en a l'envie forte, cela le remue bien trop!
c'est inacceptable et injuste, le sort d'un être handicapé sur terre,
si démuni sur cette boule de terre folle,
demain, pour la première fois, il accueillera dans son studio,
avec des ice teas et de petits cookies, comme il dit,
et ce qui fait si mal, en situation de handicap,
c'est le manque de libertés de plus de choix, de vie sa propre choisie de toute raison,
tout cela est plaqué de force,Tellement souvent, pas d'autres beaux choix possibles,
et quand il est capable de choisir un bon choix, de bon raisonnement, je m'envole!
et quand le coeur a mal,
il faut encore s'extraire, et viser le bon,
et aussi regarder encore sa douleur, pour pouvoir naviguer encore,
le plus bellement possible pour l'être aimé...
à distance on peut oublier si v ite, pour certains...
le choc d'un décès, mardi soir,
à nouveau une tête qui fait mal depuis deux jours,
le docteur consulté, un seul comprimé pour la vascularisation,
la migraine si douloureuse, envolée,
on n'est qu'Humain, non?
et un tel rappel que ma mère dont la vie prolongée,
ma fille tombée sur le verglas hier, avec une tendinite au final,
quand les urgences suspectaient une fracture et avaient mis une attelle,
le docteur l'a retirée de suite, pas d'atèle pour un tendon qui souffre...
ne pas faire complètement confiance, chercher à voir plus loin,
tenter de quitter ses souffrances, viser son meilleur,
personne ne peut nous faire souffrir,
le droit de *levivre, est celui de juste être né pour cela...
car la vie continue comme ils disent...
et souffrir empêche de vivre son choix de *levivre...
mais parfois cela tombe dur sur la tête...que cette vie telle!
et il faut faire avec...EN BEAUTéS POETIQUES QUI ENVOLENT...
et toucher le plus souvent possible au joli bon réel qui soulage...