la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Le temps des voeux, dimanche soir, une amie de ma mère, quatre vingt cinq ans, sous oxygène depuis des années, la vue faiblit encore, et pourtant sa voix cristalline si jeune, à s'y méprendre au téléphone, elle envisage encore sa campagne à Vaulandry à Pâques, sa gym chaque jour, une vie à *levivre encore, à préparer des repas midi et soir, son fils célibataire, oxygène sa vie...une autre amie de ma mère, quatre vingt ans, une voix forte, puissante, si déterminée à pas se laisser faire, elle ne faiblit pas, juste une semaine de sciatique en fin d'année, pourtant des inconforts à la marche because ses hanches, elle vient de *levivre sa seconde semaine de vacances de son petit fils adopté de Haïti, il a quatre ans, je lui demande comment elle fait, sa fille célibataire l'entoure avec son fils chaque week, il dort chez elle le mardi soir, et elle assure le travail scolaire...chapeau bas!
pencher son coeur vers un plus jeune, c'est de la vie,
comme tendre son oreille vers un être, bible de vie, c'est de la vie!
Être entouré, s'entourer, aimer partager, recevoir, rire encore, ( toutes deux plaisantent tant! ),
alors ma mère, encore hier, avec sa voix essouflée, je raccroche assez vite, elle voit le cardio ce jour, sans doûte une hospitalisation lui dit son docteur, pour des examens, je la sens lasse de toute sa santé si fragile depuis si longtemps, mais comme elle me dit hier...* il y a papa!
Là, c'est l'impuissance, il faut accepter que la vie décide...c'est inutile, vain et suicidaire, de penser y perdre des énergies en me morfondant, sur cette vie injuste qui passe.
Tout au contraire, youps, je sors, je me ressource, moi même, si en passage fragile le dernier trimestre, mes enfants ont besoin de mes soutiens, de ma présence à distance, de plus près, ma mère aussi a besoin de mon meilleur...
et à partir d'à présent, je sais que je mentirai, car c'est bien inutile de l'alarmer quand des faits de vie plus lourds de leurs pesants, la laisser sa tranquille sera de mise...
*levivre pour ses amours, c'est fort de fort de bon...