la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Il y a ces jours qu'on se souhaite
de fête,
la tête se fredonne des doux airs leurs légers...au réveil avant hier, le jeune homme autiste son gai son souple son tout va bien aucun grain son vilain pour coincer la belle machine du départ du matin, comme tous ses départs depuis six mois déjà,
la fête,
la Toto le conduit sa fleur aux dents, sereine, le temps avance, on verra bien...
sa fête,
Ô temps,
et la portière s'ouvre devant l'ESAT SACAT, il sourit, plaisante, tout est son paradis mille bonheurs Tellement, la porte s'ouvre un peu plus et juste derrière la cloture, du gazon, et tout juste au bord de si près, quatre marguerites alors, le nez s'envole, se serre, les petits yeux se ferment roucoulent, quels bonheurs encore à connaître, presque une déception quand la voiture s'en va, quitter de tels moments...
de fête,
et sur cette belle lancée, se marcher le bourg son calme, siroter un café, avant le rendez vous, sous les feuilles de cet Automne, les cheveux sont à considérer, leur couvre chef de belles prairies,
la fête,
et cela continue, un repas partagé, des échanges, la mère a mal, c'est bon de l'écouter, sa fille trisomique de trente deux ans, dans un mauvais passage, et c'est du rude si douloureux, évidemment, à s'ouvrir son coeur de mère,
et puis...