la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Le bois est presque immobile, la fraîcheur fait du bien, le soleil est derrière les troncs ravis, le paquet de médicaments est arrivé dans le Nord, ici la pharmacienne me les garde pour le Cameroun,
ici on est en France, on peut se faire soigner, et c'est bon de les aider, et quand une personne certaine y va tous les trois mois, c'est bon de lui donner, à l'asso L'ESSOR où travaille l'ainée...
cette France est une débile, elle supprime les médicaments reportés, pas utilisés...
mais on ne peut rien changer,
ce monde a deux vitesses,
celle pour celui qui a tout,
celle pour celui qui a rien, ou si peu,
alors quand on a plus que l'essentiel pour vivre, quand on a la santé, quand on la chance de pouvoir prendre le temps pour penser, des bels sens à poursuivre, dans sa vie à donner, loin de l'oisiveté qui ennuie, et détruit,
ALORS ECRIRE VIVRE ET DONNER DE SON VIVRE, dès que l'instant possible, d'un sourire, d'une fleur, d'un coin d'une lèvre riante, éclats noisette en miel d'un regard en partage, c'est bon comme c'est bon,
et ce bourg d'ici bas, nourrit si bien de tout cela! la vie y est encore, pas de robots leurs pas, chacun a un minois éclairé de sa vie, c'est généreux un bourg, à son échelle humaine.
Ô QUE VIVE LA VIE EN-VIE! ant d'amour à donner avant dans son feu du dedans, avant que les petites cendres, un jour, embrasse le ciel, dans la bise du vent.