la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Quand la nuit de réveils souvent, le petit matin son petit miracle, lave d'inquiétudes, donne tant de jolis,
le jeune homme autiste de vingt cinq ans, en présence si attentive, calme, raisonné, pas de troubles de comportement, aucune provocation, que des bonheurs d'échanges immenses dans le coeur,
déposé à son ESAT SACAT, avec ses sourires, son humour qui gargouille ma nuque quand il me fait éclater de rires,
une fois déposé, la Toto rentre doucement, et souhaite se faire des bontés,
elle se gare ses roues, se laisse emporter par le vent froid, son chandail tremble un peu,
et puis...
le petit pain au chocolat, la boulangère son sourire, un grand café sur la place ses grignotages si bons, des gens passent, de la vie, des hirondelles, peu de voitures, des têtes connues, un bonjour, des petits machins de vie si grands à partager dans ce jour réveillé, bien réveillé en beautés d'être,
cela pourrait tellement être différent,
quand je me rappelle, ce petit être autiste tout petit,
MAIS QUEL TRAVAIL, sans même le voir,
Aimer reste son gratuit, bien avant tout, bien avant de chercher des résultats,
on tente, on ose, on se surprend au delà de ses limites, souvent,
sonné, épuisé, MAIS GAI d'avoir tenté....
AU DELA...
CETTE VIE AU DELA...qu'il fut nécessaire de vivre ainsi faite.
et cela donne tellement de sérénité d'être, de visions d'envies de vie au plus près, que de la vie...c'est bien!