la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Le corps évapore ses douleurs, six jours, pour se remettre, de gros chocs,
déjà celui d'avoir la main sur le téléphone, d'appeler les pompiers, qui appellent le samu,
et la main raccroche,
non, cela doit être possible encore de reculer cette hospitalisation,
le jeune homme se dit mal, veux tu aller à l'hôpital, son oui lui sort,
la crise continue s'accélère en forces en violences,
la main appelle et le lâche plus, son OUI, au plus profond...
des gouttes pour la crise, il se calme un peu...
les ambulanciers qu'il ne veut pas suivre,
ma voix, mon appui, vont y arriver en douceurs, même si il tente des coups de pieds vers moi,
il montera, de lui même, sans force employée,
les urgences psy, les autres...
il dort...
puis la peur au ventre, cette arrivée en HP de Blain,
et le réconfort, des lieux tous neufs, une équipe dynaminique souriante jeune efficace,
Aujourd'hui,
quand il a dit:
"MERCI de m'avoir amené ici"...
peut être une échéance, ses vingt cinq ans, ces derniers mois de chocs sont derrière,
d'une telle puissance!
comment écrire au plus juste, cela me semble tenir dans des tomes, tant de chocs, tant de peurs, tant de fatigues, des dizaines d'heures, le mercredi,
on s'habitue parfois au pire à l'invivable quand on n'a pas d'autres choix que d'y survivre le mieux possible!
La peur s'accroche encore, ce fut Tellement...
il faut refaire confiance en la vie, c'est difficile...