la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
La toto ma fidèle déjà sortie ce matin, prendre son chocolat chaud, un mini pain au chocolat, revenu avec deux pains aux céréales, gambade dans ses roues,
elle va bientôt ressortir, inhale encore très fort, toute cette Paix d'ici, et comme cela fait du bien,
il y aura trois semaines demain, que les souffles de ma mère au téléphone, je ne les oublie pas, j'accepte son décès attendu tant par elle, quand les douleurs trop vives, l'empêchement de bouger de plus en plus chaque jour, surtout la dernière quinzaine, la dernière semaine plus encore, les deux derniers jours ses derniers jours,
quatre jours à venir, à vivre un autre temps, de partages, de vues, de repas ensemble, peut être même peut être que les nuits dormiront plus.
Trois semaines c'est si court, c'est si peu, pour avoir à voyager autant en soi, pour avoir tant d'albums en soi qui s'ouvrent parlent, une vie qui défile, la sienne sa propre vie, celle de la défunte,
et même si je pensais avoir fait le tri à mesure du temps qui avance, faut croire que le cerveau est un photocopieur géant qui duplicate des machins des trucs des business de vie, un tel travail plein temps que les semaines d'après, un deuil ses chocs,
dans toute cette délicatesse qui me guide qui me tient, l'élégance du temps qu'il est bon de garder devant la cruauté de la vie,
car c'est plus fort que moi, c'est comme çà, je l'aime la vie, car j'aime vivre car je suis née pour çà...
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et la Toto démarre dans des ondes, vers dehors, les yeux leurs grands ouverts, une feuille à saisir, un oiseau ses cuicuis, la bise du jour plus faible, le vent est reparti, cet air que je respire que j'aime au plus profond, et comme cela reste grand de respirer ses souffles par ses petits poumons,
la vie tu es sacrée, et j'aime tes petits miracles quand il me font vivre tellement, en partages jolis, ou en solitude grasse celle qui laisse content heureux d'être envie pour vivre pleinement, l'instant qui passe, fait voir, donne du grain à croquer, les cinq tulipes jaunes je leur ai remis de l'eau, les voir boire me sourit, la jacinthe encombrée de sa tige si longue penche sa tête très fort, et balance tout doucement par mes doigts sur les touches, et,
les nouvelles orchidées, la jaune et puis la blanche, posées près du petit bois, reposent près des trois autres qui feuillent et se reposent,
l'amaryllis son bulbe est pourtant ses verts crus, et le regard s'étonne qu'aucune feuille ne se pointe, mais têtu l'oeil vivant sait que peut être un jour, une fleur se pointera,
et les yeux ils se ferment, et la voient cette fleur, belle, majestueuse, presque trop fière si grande, c'est grand la vie qui pousse, qui sort d'un bulbe vivant.
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j'espère que ma mère a regardé encore avec bonheurs ses orchidées quand elle se levait encore, trois jours avant...et aussi, si lui avoir offert un merveilleux arc en ciel du ciel d'ici, ce 3 Février, cela lui a ôté peut être une seconde, l'incommensurable horreur d'être contraint, chacun, de quitter son corps, un jour, et de laisser ceux qu'on aime, qui nous aime.