la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Séparées depuis presque,
et j'allais écrire Mi Février,
et je réfléchis, pour être plus juste,
et...mes doigts restent bouche fermée,
on est arrivés un 4 Février 2008,
neuf ans, après, jour pour jour ma mère est décédée.
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9 ans séparées, elle a souffert très fort de la séparation,
elle s'étonnait encore fort souvent,
plus encore quand la dalle pour le centre d'accueil pour autistes,
vient de cimenter sa dalle sur Wattrelos, leur ville, à mes parents,
ce projet de construction, on avait un peu réfléchi dessus, nous parents,
en Janvier 2001...
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Séparées, notre lien était devenu un lien si fort au téléphone,
c'est si fort une voix tout contre l'oreille par ses respirations,
et j'entends en moi, ses souffles de vendredi, son Merci à ma fille,
ses Youais, ses Mal,
et tous ses mots indescriptibles puisque ses forces l'abandonnaient.
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j'ai ce moment de 1h33, en moi, à vie,
sa voix, pour le moment, m'arrive encore avec sa vraie voix d'il y a 6 jours:
*c'est Annick?! c'est dur!!!!
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Tu es soulagée, je suis presque heureuse ce soir encore.
J'étais écroulée si épuisée de t'accompagner dans tes souffrances,
quatre semaines d'hôpital pour sortir avant Noël.
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Je t'aime.
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Et que vive ces petits mots pour le monde entier.
L'amour comme unique sens de vie, se contenter d'aimer, sans galon, sans profit, dans le simple doux plaisir de se sentir vivant de roucouler de vie de bourgeonner d'amour de fleurir des boutons de toutes les couleurs,
comme cet arc en ciel, ma mère je t'ai offert,
de mon bout de fil vivant, mon oreille s'en souvient, de ma main si puissante à scotcher le récepteur si fort si fort si fort.
Je remercie la batterie d'avoir été fidèle pour distribuer de l'amour,
et comme c'est heureux les téléphones portables pour ceux privés des êtres si chers au fond de leurs coeurs.