la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
c'est un petit miracle encore, ce matin de se réveiller, d'entendre ronronner la chaudière, d'ouvrir le volet de devant, celui de derrière,
de regarder les feuilles sur la terre sans gazon cuit d'un été son brûlant,
la lumière du soleil perce le bois, c'est clair,
aller cueillir des visages, les croiser, peut être retrouver une tête connue, sur le petit marché du bourg d'un côté est tout un programme,
des divers, des trucs,
sans oublier ce 16H50, à aller le chercher le jeune homme autiste, pour le conduire à son RV avec la psychomotricienne,
l'énergie, l'envie, là ce matin, allègent,
le découragement et ses à quoi bon? je suis lasse après autant d'années, n'ont pas frappé à la porte d'entrée, et les voir en tout dehors, loin, cela fait du bien,
battante au réveil, cela me dit, ô oui,
et youps de rapidité pour la douche, passer la main dans les cheveux, un peu de mascara, du rose sur les lèvres, et la voilà partie la Toto de l'Ouest, qui n'en revient toujours pas de sa vie, de son chemin, de ses voies, de son coffre rempli de souvenirs, de son volant curieux, de ses sièges pour l'emmener dans tant d'endroits, elle, ce petit bout de femme, qui se sourit en écrivant ses mots,
-
le noir, le lourd, sont à leur place essentielle aussi,
-
il y a un temps pour tout, pour les larmes, les rires, le facile, l'impossible, le possible, l'espoir, le changement de voie, des nouveaux rêves, et c'est bon,
de se laisser flotter, apesanteur, lâcher prise, pour voir ce qu'elle offre la vie,
-
ce jour,
ce moment d'un 7/11...
-
attention, la tenture de la porte d'entrée s'ouvre, place à la magie du jour, son spectacle en plein ciel sur les pieds posés sur le sol,
marcher son pas, aérer sa tête,
un peu de terre, un peu de ciel,
et y croire que l'amour en soi, peut donner un tel sens de vie à son être vivant.
-
l'amour, un peu beaucoup à la folie, c'est la mélodie du matin, et elle me fait du bien.