la vie, sa poésie, malgré tout, car la beauté d'aimer.
Un matin encore ses légers, de l'apaisement,
agir ré-agir de suite pour se conserver en prudence, en soin de soi,
c'est fort bon, mais parfois inutile de se donner bien trop à entendre des autres immuables,
cela reste essentiel de se garder vivant, de ne pas gaspiller son énergie,
et bien au contraire, la déployer, sa chaleur, sa générosité, son écoute, ses actes,
quand cela sert à quelque chose...
et si le retour est immédiat, c'est gratifiant,
et si le retour est plus lent à venir, c'est essentiel d'y croire encore,
et si le retour est là, après des ans de combats, de luttes de mains douces et coeur déterminé sur son chemin d'aimer, c'est incommensurable de paix en retour, de simple coeur content de vivre cet état libérateur, car il y aura tellement bien moins de luttes dans le vide, la non vue...
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quand sa vue à soi qu'on ressent pas trop mauvaise, c'est bon de se faire confiance, de garder foi en demain, de rester déterminer, de saisir la moindre brindille de lueur quand cela semble si noir, si de vues fermées devant...
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qu'est ce que c'est le bonheur?
c'est peut être juste ce léger état d'être, de se sentir apesanteur, léger, une onde tranquille, des petits mouvements de grâces, paisibles, comme si cet état pouvait durer, que la sensibilité est là, sans blindage, mais bien plus que les glissements de terrains, les séismes, peuvent comme glisser sur la peau, sans la tatouer et blesser,
et bien plus laisser glisser jusqu'au sol, et regarder, et prendre cette matière avec délicatesses, et se dire, mais qu'est ce que je vais en faire? qu'est ce que cela peut me dire?
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il n'y a pas de hasards,
la vie parle, et c'est bon de l'écouter de tenter de l'entendre,
pour se saisir vivantn, plus encore vivant,
et donner de sa vie pour d'autres, un mot, un sourire, une écoute, des écrits,
et lire
et se dire encore et encore, que la vie elle se donne à voir, à entendre,
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c'est bon de la cueillir dans ses essences vivantes, parfosi en plein dedans, parfois avec distance...
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et tant qu'on y va de l'avant, qu'on ose avancer, cela va...
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ma mère hier soir, me disait qu'elle n'en peut plus, elle ne s'est pas habillée hier, elle attend son décès, ne pense qu'à çà, elle me dit regarder la télévision, et ne pas savoir ce qu'elle a vu et entendu, la vie la quitte petit à petit...
et c'est cela qui est terrible à accompagner au plus près, c'est cette vie qui diminue, qui la garde si lucide...
ma mère me donne dans sa fin de vie, les forces de son courage, ses mots, sa voix, c'est incroyable comme une voix contient la vie,
comme on peut percevoir à distance, le pourcentage de vie du jour, en tout dedans...
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Communiquer, être tout près, partager, mais c'est une chance de vie immense,
les trois dernières années furent possible à les vivre,
parce que le téléphone, la voiture, le train,
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mes pensées vers ceux qui sont dans des solitudes profondes, seuls, sans moyen de communiquer.
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