Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 07:13

...

Quel délice le doux son de la pluie ce matin au réveil, quelle bonté que cette fraîcheur, les oiseaux dans le bois leurs gais, ce fut si chaud ce week end,

comme cela fait du bien de s'exister pleinement de prendre ses belles aises, de souffler de respirer de retrouver des souffles plus et plus encore,

little home a éclairé de ses petits charmes leur séjour, leurs tourbillons incessants ou presque, c'est pas rien une petite fille de quatorze mois, sa grand mère venue du Cameroun pour la voir enfin, ses parents qui peut être se poseront un peu plus après des galères incessantes d'années...

et reprendre des énergies, des silences, de la bonté du ciel, le visage de la mer, les feuilles du bois derrière à lire et à relire, pour penser être au top pour cet aller retour à mi route d'Evry, pour se rejoindre, cette fois ci, avec son grand père qui arrive du Cameroun le 14 Mai,

car le comble des combles des tournis retournis des trucs à perdre ma tête,

*son visa était arrivé pour fin Avril, mais l'Ambassade n'a pas téléphoné...il fallait qu'ils y songent, eux, leur a t on dit...

c'est que c'est pas rien d'obtenir un visa au Cameroun pour la France,

-

et c'est que c'est pas rien, tous ces pas riens,

-

j'ai bien failli me perdre la tête, je l'ai perdu un peu,

quand la vie offre bien trop de tracas, de surplus, que dans notre histoire en vécu en autisme depuis vingt neuf ans, les plus, les trop, pèsent une tonne en surplus,

dans une tête aimante qui quasi constamment cherche recherche les moyens, les outils, les actes, les mots, pour penser accompagner le plus possible le jeune homme autiste.

-

Alors si il a encaissé fort bien, cette venue soudaine de sa nièce et sa grand mère, et sa sœur son beau frère, après avoir encaissé qu'ils ne viendraient plus comme prévu...si il a encaissé le rythme des tables à sept, si il a accepté de prêté sa chambre, si il a bien voulu dormir dans l'autre bourg,

après leur départ, le bouchon contenant les trop d'efforts faits avec ses capacités d'autiste, le surplus a sauté,

une proposition de sortir, un oui, puis un blocage, des tensions, des agitations, une petite perte de tête submergée par les quarante trois heures hors ses repères, hors ses routines, hors ses prévisions...

-

est il gagnant, lui de voir ses proches , par surprise? tenter ses ouvertures le plus possible, est ce les bons choix, au final?

-

alors mes décisions d'accepter que sa nièce puisse venir que quand le jeune homme autiste est dans sa petite vie à lui, ses simples pour lui, sans le bousculer, rien qu'un peu le remuer est suffisant, le week avec lui...et puis ce mois de Mai le gigote chaque année...avec ses ponts...

-

et de prendre conscience, que quand je dis *çà va!,

c'est que la vie d'ici construite tellement pour son équilibre,

il n'a pas demandé à vivre, alors autant lui offrir la vie la plus belle possible!

-

les oiseaux se sont tus, des plumes dépassent d'un arbre, le lilas mauve est en fleurs, des marguerites se pointent, le gazon n'est plus qu'un écrin de myosotis du plus bel effet, et vivre sans tondeuse une bonté pour soi, le calme, ô comme cela fait du bien, avant ce RV 11H sur Nantes, qui sera superbe, la Toto apprécie à l'avance de rentrer dans cette belle ville pour la respirer aussi,

-

un peu de silence incommensurablement grand, rempli des mille petits sons douillets si bons,

un peu d'escapade avec les natures à contempler,

un peu de cette ville, dans le confortable d'habiter ici loin des stress puissants, des agitations, des foules.

Repost 0
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 21:23

...

ELLE viendra une semaine début Juillet, une autre la troisième semaine d'Août,

ma petite fille,

j'ai bien eu du mal à dire que oui, cela m'est possible...

quand sa maman sans vacances car un nouveau travail, quand une nourrice absente,

j'ai repris tranquillement après des réflexions,

c'est que c'est pas rien, de *levivre son temps avec sa petite fille de seize mois et dix sept mois,

il m' a fallu des jours, pour savoir un peu plus...

nous serons à deux avec son grand père le matin,

je demanderai à des copines de m'accompagner en après midi,

je ne suis pas certaine de pouvoir assumer une semaine,

je ne me pose pas comment j'ai fait il y a trente deux ans...vingt neuf ans...je les ai aimés, tout simplement...

-

à présent,

trente ans de plus,

des lourdes fatigues parfois encore si fortes, parfois des légèretés immenses aussi,

-

il faut tenter pour savoir...non?

-

et faire confiance en la vie...

-

comment la laisser aller chez une nourrice de substitution, qui peut se contenter de bons soins mais sans amour dedans,

-

et l'amour, c'est le sel de vie, non?

Repost 0
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 21:04

Il y avait beaucoup de fatigue, l'envie telle de repos,

et puis, recevoir a donné des ailes qui étaient invisibles,

et puis, encore une fois, cette vie avec ses hauts ses bas,

et puis, il faut croire que c'est comme çà,

et puis, le temps avance, et *levivre qui se donne rien que quand c'est joli, c'est déjà çà,

et puis, il reste bon d'oublier les pires des trois derniers jours, de garder les jolis souvenirs...

Voir les commentaires

Repost 0
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 20:45

...

...

Ils ne pensaient pas venir,

puis la veille de leur arrivée,

de savoir qu'ils viendront...

Eux, une histoire de vie, encore...

Deux jours pendant lesquels,

le jeune homme autiste au top,

pour finalement une explosion,

trois heures après leur départ...

C'est quand même que de l'imprévisible,

les histoires de *levivre...

Repost 0
4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 09:48

...

Quand on est animé de belles intentions, que des formations, que les médias parlent de l'autisme, cela donne des forces...

et puis quand sur le terrain du plus près de vrai de vrai,

quand on rencontre des familles avec le Centre de Recherche en Autisme, on y entend des luttes si douloureuses en amour avec leur enfant autiste, et puis l'après 20 ans est encore cet opaque, ce rien de prévu, sur le chemin en autisme...

alors quand le Foyer d'Hébergement exprime ne pas pouvoir faire plus, qu'ensuite dans les années futures sera créé probablement une structure pour accueillir les autistes qui viennent de l'IME, c'est de la douleur incommensurable, le parent a besoin de reconnaissance puisqu'il existe depuis si longtemps pour les avancées en progrès pour son enfant autiste, et il fallait mettre les points sur les i, pour que chacun se respecte...

cela prend le temps d'un parcours en folies de tête, et qu'est ce que cela fait mal, toute cette hypocrisie de l'état qui fait juste un peu et c'est cela qui est mis en valeur par les médias,

et pour les autres? les oubliés? ceux qui sont dans leurs familles vieillissantes? ceux qui sont dans des équilibres en matières de vie les moins mauvaises, mais loin d'être idéales...

-

finalement, au bout du compte,

c'est tellement douloureux de savoir, et de ne pas pouvoir être entendu pour que des choses changent encore...

il faut tellement de temps, pour que des pensées bougent encore plus,

-

c'est vrai qu'on peut se dire, que ce qui est mis en équilibre actuellement, c'est déjà pas si mal, pour le jeune homme autiste,

et puis, cette attitude n'est pas satisfaisante au fond de soi, quand on souhaite avancer encore pour le meilleur, un avenir le plus simple et le plus épanouissant possible, pour mon fils autiste.

-

un tel vide sidéral, chute libre en tous sens, détresses, solitude infinie, une quinzaine pulvérisante,

même si à première vue, la journée av

ec le Centre de Recherche, avait laissé une impression de légèreté en sachant de vrai de vue en échanges avec d'autres parents...

ensuite...comment ne pas être terrorisé de se savoir, pris à la gorge, enfermé vivant, impuissant tellement dans un tel parcours, que des idées noires incommensurables pleines de drames contenus...

-

et avec le recul, des abcès de douleurs percés,

il reste ce qui se vit avec lui, ce jeune homme, de vingt neuf ans, avec qui partager de la joie, de la vie qu'en vie, des espoirs possibles, de l'ouverture en plaisirs de vie,

il reste tout cela à *levivre dedans, et cela reste une belle matière de vie, même si des larmes versées tellement cette quinzaine de se retrouver en pleine conscience dévoré par ce destin tel.

-

Choisir *levivre reste un bel sens de vie, un déjà çà, puisque demander plus à la vie, semble être trop demander.

Repost 0
3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 13:49

...

Les oiseaux chantent, la vie reprend plus ses calmes, cela fait du bien, le soir d'hier encore si dévoreur en peurs,

et dans l'humilité de soi, visualiser, ressentir, comme son être fragile, que la vie ne tient qu'à des fils,

et de précieux fils de lumière, comme c'est géant en intérieur profond,

quand on ressent une solitude extrême, une lassitude si grande, des pourquoi? pourquoi pas?

-

il y a ces temps où on ressent si fort de fort le manque de présences de ceux qu'on aime, et comme c'est douloureux.

-

pourtant l'esprit, au plus près, peut envoyer un mail, téléphoner, écrire, répondre, serre si fort ce lien si précieux, si inestimable. Il y a des jours où faut croire qu'on encaisse moins son incapacité à avoir sa maîtrise à ses libertés de vie,

c'et tellement bon de se ressentir vivant...

-

et un tel parcours en autisme, rend si peu libre,

et pourtant, chaque liberté compte en dimensions inestimables,

et que oui, il faut bien l'admettre, c'est un parcours si singulier, au fond de soi, avec les autres.

-

c'est bon de retrouver le coeur un peu plus calme, même si il bat encore si vite, par la toute puissance des évènements de vie de cette dernière quinzaine.

-

Alors faites moi rire, donner moi des rayons si goûteux, espoir pour le meilleur serre moi, lumières je vous suis.

Repost 0
3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 13:43

...

Une quinzaine, comme on n'en veut plus, pourtant la vie n'est pas que bleu, il y aura encore ses passages si lourds, qu'on y perd la tête trop lourde, qu'on se blottit d'évasions,

il faut du temps pour digérer ces quinze jours, depuis le CVS, le RV avec le Foyer d'Hébergement, la journée avec le Centre de Recherche en Autisme, l'hyper mal du parent, le mail du Foyer.

-

Des vertiges, réveils tôts, des nerfs éprouvés cela fait mal, des douleurs terribles,

et ce chemin de l'amour que j'aime avec intensité,

-

on n'oublie jamais quand on aime.

Repost 0
2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 16:45

...

Le calme relatif qui revient, apaise déjà beaucoup,

le souffle plus apaisé,

les hirondelles nichent leur Printemps,

en confiance en devant, sans rien savoir à l'avance,

c'est ainsi que *levivre permet parfois de si belles ouvertures,

lorsque le temps qui passe permet...

Repost 0
2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 16:36

...

C'est difficile, voir impossible, un chemin en autisme, en parents,

l'un avec ses souffrances, l'autre avec les siennes,

celui qui peut, l'autre ne peut pas, les choses s'emmêlent,

et quand séisme, tsunami, inondations, tremblements de terre,

-

essentiel de retrouver l'équilibre, fort vite, de suite,

la personne en autisme ne peut supporter le mal être,

-

ne pas céder à la facilité de réagir par de la colère, mais bien plus en diplomate, toujours...

-

et quand sauver de la vie, de la vie, de la vie, reste un défi essentiel, vital,

clamer qu'une communication saine, sans opacité, est essentielle avec les structures,

-

dans un drame de vie, se délester de lourds, reste plus léger,

et attendre avec patience qu' un RV, un mail, qui ont déstabilisé,

se vivent en intérieur avec le temps passé qui atténue les brûlures.

-

L'autisme exige une telle vue d'oeil ouvert, et pas dans n'importe quel sens,

encore moins avec un oeil de parent en souffrances.

Il faut tellement cette force vive à renouveler sans cesse, sur un parcours long si long jamais fini.

Repost 0
2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 15:12

...

Le corps a expulsé des stress violents, des peurs intenses,

il a repris ses forces, son regard de miel, il est heureux de ressentir en amour le fond de ses yeux, et comme il est content de ne pas avoir cédé à répondre à des mots dits dans la colère, sur ce chemin en autisme, si éprouvant, pour faire le moins pire possible,

-

et comme on ne peut changer quelques personnes,

et comme on ne pourra jamais changer le monde,

-

comme cela reste bon de *levivre pour le meilleur, de se mettre des jolies parures de matières de vie si riches que cet or est aveuglant et dérangeant pour celui qui n'aime pas,

alors sauvons ce qui est à sauver, encore et encore,

son humble, ce qui peut se faire...

et si chacun s'agite de belles attentions autour de lui, de belles parties du monde peuvent surgir comme des îles précieuses,

et au plus elles sont nombreuses, au plus elles feront chavirer des canots de sels noirs.

-

c'est tellement vrai que quand on aime, on se ressent inattaquable, parfois durement touché, c'est vrai, mais la force qui en ressort encore,

yaouh, cela méritait de sombrer un peu...

-

un blockhaus, non!

mais dans un écrin inébranlable de plus en plus, avec dedans des sels de vie si précieux!

Repost 0

Texte Libre

Mes écrits, mes pulsations mon âme, mes images, merci de les laisser, ici, dans mon nid d'être.