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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 11:42

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Le sommeil se laisse faire, il se laisse dormir, fort lontemps, et quand il se réveille, il entend craquoter la glace sous les pneus d'une voiture, il gèle encore dehors, et le petit coeur se demande si de la neige encore, ou des givres, ou du soleil,
le pas se pose, tout chose, il court à la fenêtre, remonte le store du tant, qui laisse entrer une vive lumière, si belle, si grande, le petit être se vibre, comme c'est beau, un ciel, quand il se vit si haut.
Les yeux mettent les lunettes pour voir plus près encore, de la glace sur la gauche, sur ce côté Nord de ce quartier de maisons, et sur la droite, un sol de fabriqué, bitume, pas un flocon, pas un pétillant de glace,

le soleil est,

Aujourd'hui,

le ciel est bleu, coeur apaisé, le petit être soufle, doucement, il se saisit son petit temps en grignoteur de vie, et déjà délicat, le pas vers le bas, le petit ronflant d'appoint se laisse allumer, la chaudière qui a ronronné toute la nuit est douce et paisible, le café se moud, l'odeur, la cuillère dans le filtre, et l'eau elle passe, son cours de petit matin, de soie, dans une jolie étoffe tendre, du pain aux amandes en gourmande, un peu de beurre, devant les plantes, devant l'Ouest tout dedans, le ciel est d'un bleu tout bleu,

comme c'est bon la lumière,

Aujourd'hui.

A ce midi, l'épaisse couche de glace tient encore, vers la gauche, les voitures papillent,

l'hiver arrive,

dans un ciel de printemps.

Aujourd'hui.
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 12:22

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Les petits rayons de soleil, ils s'engoufrent les étoiles de neige, se ronronnent un instant bel, et se splitchent en perles de vie. Et quand la vie se pointe, encore, encore, encore, c'est de l'émerveillement, comme c'est miracle, la vie, de l'aimer encore, encore, encore, de se savonner ses petites patiences avec le joli gant de toilette du temps, et,
comme c'est bon de se doucher sous l'arrosoir du temps,

et surtout de s'en rire, comme une petite folle, sous la douche de la vie, de s'en sauver toute nue, radieuse, les pieds devant, de courir sous les précieux rayons, de la sautiller sa vie, en ballerines légères, un grand saut vers devant, l'envol est derrière,

elle est devant, la vie,
tellement,

déjà dans Aujourd'hui, en sa douce présence de l'onde libérée, si belle offrande.

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 12:04

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Le plus terrible, avec la vie, c'est qu'on grandit, chaque jour,
c'est une chance aussi, que de grandir sa vie, en ouvrant son petit oeil,
si aveuglé par les torches de l'accouchement, le jour de la naissance,
un tomber comme ça, de tout son poids, sur le sol de la terre,

pour ensuite l'apprendre à la marcher, sa vie,

à l'envoler aussi, pour pas s'écrabouiller, sans vie.

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 11:07

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Rien qu'à se vivre, la vie est simple, en regard clair, sans rien dramatiser, le bel espoir serré, tant finalement tellement finit par bouger, en ses temps, et parfois même à se trouver tellement, son bel vivant.

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 10:52

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Et puis c'est le dégel,
un brouhaha d'angoisses à entendre du jeune homme autiste, sa sortie s'éternise, un jour de chamboulement,
enfin, il est parti,
et le petiit être se pleure,  il craque un peu, lui aussi, par ce matin chamboule tout,
et la paix revenue, un mal de tête féroce,
comme il est bienvenu ce calme, cette décompression, si décompressive, que les nerfs se relâchent,
car quand on n'a pas d'autres choix, bien sûr qu'on peut tenir, avec son bel courage,
et quand le choix de se vivre plus simplement, alors toute l'accumulation de courage puisée au plus profond, se laisse aller,

et recevoir hier la dame du Conseil Général, la percevoir comprendre, déjà à m'entendre, puis à m'accompagner en aller retour à aller chercher le jeune homme autiste de 22 ans, puis à le voir, l'entendre in home, il me semble que les aides pourront encore venir,  c'est une bonne nouvelle, il a tant besoin de l'aide précieuse de Marithé et j'ai une telle envie de vivre,

et sur ce pas, un peu remise, j'appelle le foyer d'hébergement, Jean Sébastien me questionne depuis deux, trois jours, quand il dort bientôt, en quatre nuits, car il a très envie,

et même si c'est pas facile, encore une fois, de se diriger vers ce choix, la main va appeler, nul n'est immortel, et il lui faut un lieu certain pour vivre plus tard.

Et puis, le mal de tête un peu passé, marcher des pas, et serrer fort son idée encore et encore,

IL FAUT CLAMER ET DIRE POUR PENSER AIDER D'AUTRES.
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 07:19

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Ma main dans la tienne, nos pas cotonnés sur ce bel tapis blanc, ensemble, en silence, on est en vies.

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 07:17

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Les enfants rient, ils jouent aux boules de neige, devant, c'est joli, c'est merveilleux, les rires d'enfants.
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 06:50

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Ce matin, le volet ouvre son réveil sur un tapis de neige, la navette est appelée, aucun transport n'est prévu pour le moment, la route Savenay Pontchâteau dangereuse. Alors, le temps suspend son temps, le jeune homme qui appuie sur son réveil, se rendort fort vite,
il y a ces matins où le cours habituel change de voie,
le ciel décidera si la navette passera au lieu de ramassage,
et puis ce côteau, tout en haut, ne doit pas permettre une descente facile, alors la toto peut dormir encore, pour le moment, le temps s'apprécie son repos en pas feutrés dessus la neige, le ciel déverse ses flocons,
une voiture passe, fort ralentie, le voisin vient de partir, sa roulade plus assurée,
il y a ces temps, où ensuite se demande à voir,
et sans attendre, c'est bon d'apprécier que le jeune homme dorme, paisible.
cette neige si belle tout dehors doit tant paralyser et rendre difficile, le quotidien de certains, ce matin,

un couple passe, un chien, ils sont heureux,  à pieds, bottés, une boule de neige, ils rienr, courent, dérapent, s'éclatent de vie,

c'est la vie.

Et puis comme le jeune homme autiste m'appelle à l'instant, se souciant de son réveil de ce bientôt 8 H, comme c'est bon, son raisonnement possible, de pouvoir lui dire qu'il y a de la  neige, que la navette passera plus tard, vers 10 H peut être, ou que je le conduirai si la route sans neige,

c'est un miracle, la compréhension d'une tête,

et je suis émerveillée, ce matin, devant les années derrière qui ne sont plus à faire, comme il discute si bellement, et s'inquiète si le bus n'a pris personne, et tente de dérouler à l'avance le film différent de sa journée, c'est tellement difficile pour un autiste de visualiser das sa tête le non vécu loin du concret de chairs visibles, et d'imaginer.

Néammoins comme la libération du temps, est, la vie a cette saveur tellement précieuse,

que je suis fort émue, devant ma vie.

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 14:54

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Ecrire
Et si cela ne sert à rien d’écrire
Quelle importance
Quand le jouir d’écrire
Laisse heureux et paisible
Ecrire dans le désir
Le bel désir se vivre
Et peut être
Qu’écrire
C’est se vivre
Un bout de soi
Des petits bouts faits comme ça
En jambages pour les bras
Des petits points pour la tête
L’écrire
Dans son squelette
Par son corps dans ses tripes
Avec son âme dedans
C’est elle qui partage
L’acte d’un bel vivant
Du petit Homme sur terre
C’est s’exister aussi
Sur une page blanche
Ouverte à des regards
C’est être vivant son temps
Partager, aimer l’autre
Sans jamais cesser d’être
Au moins son point
Posé sur une page blanche
Chaque jour belle tournée
A se vivre ce qui se vit
En beautés

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 14:39

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La vie passe,  n'attend pas, il faut la saisir quand elle se donne, et aller la chercher, chaque jour, son bel jour, c'est en étant vivant, qu'on offre son sourire, sa petite vie dedans, que les deux yeux pépillent, que les mains chauffent tendres, et que le pas sautille,

la légèreté de l'être,

à se vivre dès que possible, c'est si souvent possible, qu'il faut pas le rater ce bel moment vivant, que la vie offre, comme ça, c'est une chance, à saisir.
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Published by Annick
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Texte Libre

Mes écrits, mes pulsations mon âme, mes images, merci de les laisser, ici, dans mon nid d'être.