Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 22:17

...

Il y a eu son aquagym, sa telle belle autonomie, de le déposer devant, de l'attendre devant, la Toto gaie de sa liberté d'être, le monsieur du Transat qui l'invite vendredi prochain, leur affaire rachetée, mais elle sera avec sa petite fille ce jour là,

huit années devant son thé, une leffe, une crêpe, un perrier, selon l'envie, et elle se surprend à accepter facilement ce deuil encore, tant à faire cet Automne, le responsable ému, il a tant vu son fils, parfois il y a cinq ans, parfois si mal,

et ce matin sa calme, à la pharmacie des divers, il est chouette serein, si ouvert, que la Toto se frotte les phares, c'est si inespéré, cela valait le coup d'y mettre ses kilomètres d'années parcourues,

et La Baule en midi, leur cinéma, ses pieds à marcher longuement pour voir regarder croiser vivre à pleins ses petits poumons de vie,

puis de la fatigue quand même, surtout par deux coups de fils de ses filles, mais comment qu'on fait sos parents, mais comment qu'on a fait? mais la Toto elle sait tant que dans ce parcours en autisme, la fratrie ne s'est pas construite sereine...mais la Toto elle peut porter que sa route de la seconde, c'est loin derrière, c'est loin devant...juste prévoir pour le fils né en fragilités, une fille plus vulnérable...

mais l'envie est telle,

direction Rochefort en Terre, quelle belle forêt à traverser dans le noir, mince pas d'écureuil de renard de biche,

et le village en fêtes de Noël, ses yeux à lui, pétillent de vie, il apprécie max, on rentrera à 21H30, c'est une des premières de première le soir, merci LA VIE! d'^tre venue à ma rencontre...

Et ses verres à l'artiste pour une fille, et une crêpe un chocolat chaud, la foule, le chaud de cette fin d'Automne glacial qui retrouve de la chaleur pour l'hiver à venir...

-

et mes pensées parfois vers ma mère, une visite de sa petite fille de sa fille, de l'autre petite fille venue de Paris, je suis gaie pour elle...pourtant un tel désespoir avant hier soir après mon appel;;;

-

c'est tellement précieux la vie, que cela coûte bien des efforts en courage pour la v ivre dans ses essences d'aimer...

-

quand on ne fait pas exprès d'aimer le monde, parfois bien plus que c'est permis,

mais tant pis, libre d'aimer c'est grand c'est bon c'est beau c'est vital...c'est pardonnable.

Repost 0
9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 11:38

...

Le temps de quelques écriture. L'épaule se monte, s'étire, deux bras se soulèvent, un baîllement, mais comme c'est précieux, d'être dans ce lieu magique, quelles bontés cette place ce matin, qu'est ce qu'elle est belle et bonne cette région de mon coeur,

la Toto va bientôt s'envoler vers l'autre bourg, un RV, revenir, pour repartir ensuite vers son Aquagym à lui, et son thé à ailes sur la digue, le feu de bois, de la chaleur...

Repost 0
9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 11:31

...

Vers 20h30, j'appelle ma mère pour l'aider à moins appréhender sa nuit en solitude extrême dans sa tête, dans cette chambre d'hôpital,

sa voix un peu plus vive,

et ses partages sont d'une telle force de lucidité, que je raccroche, et me tombe dans le noir,

c'est hyper douloureux, d'accompagner un proche dans sa camisole physique d'épuisements de vie, son psychique n'a cette fois même plus la force de trouver encore des sens de vivre,

ma nuit sera hachée...

et quand au matin, le chocolat chaud sur la place, son grand sapin de Noël magique, cela donne des guilisguilis gais, les pains d'épice du boulanger il les apportera au Foyer quand il ira nettoyer sa salle douche vers 16H...et j'imagine bien à l'avance son sérieux pour découper les pains aux belles odeurs, mon petit bout grIgnoté au comptoir mais comme il fleurait bon,

et je le vois attendri se déplaçant avec un plateau, vers chaque résident, soumis à la même condition de vie, enfin presque, certains y restent le mois avec un seul week en extérieur, mon fils apprécie sa chance d'y passer qu'un week par mois, et encore, coupé par sa sortie à pieds vers la place pour nous rejoindre le temps d'un bon café partage en amour,pour repartir à pieds vers...

le Foyer d'Hébergement. Sa destinée pour le moment, sa vie d'à présent quatre nuits en semaine, à mon fils autiste de bientôt trente ans.

Le soleil est, il fait si doux, le week va se lâcher prise en favorisant toujours et toujours, l'amour dans les doux, les beaux, les bons, les duveteux, le tout chaud, à se vivre d'aimer;

Je guette les écureuils, ils doivent faire provisions pour leur Noël.

Repost 0
8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 22:33

...

J'avais envie de rendre hommage à Christian Bobin, car ses mots sont tellement magnifiques si magiques.

Je le lis et déjà je m'envole, il a cet art de faire perdre pieds, et comme c'est bon de s'extraire de bien trop douloureux.

Levivre c'est si précieux pour la liberté d'être.

Repost 0
8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 22:30

...

Citations de Christian Bobin

 

L'Epuisement de Christian Bobin
J'ai toujours craint ceux qui ne supportent pas d'être seuls et demandent au couple, au travail, à l'amitié voire, même au diable ce que ni le couple, ni le travail, ni l'amitié ni le diable ne peuvent donner : une protection contre soi-même, une assurance de ne jamais avoir affaire à la vérité solitaire de sa propre vie. Ces gens-là sont infréquentables. Leur incapacité d'être seuls fait d'eux les personnes les plus seules au monde.
 

 

Geai de Christian Bobin
"Quand on aime quelqu'un, on a toujours quelque chose à lui dire ou à lui écrire, jusqu'à la fin des temps."
La plus que vive de Christian Bobin
On peut donner bien des choses à ceux que l'on aime. Des paroles, un repos, du plaisir. Tu m'as donné le plus précieux de tout: le manque. Il m'était impossible de me passer de toi, même quand je te voyais tu me manquais encore. Ma maison mentale, ma maison de coeur était fermée à double tour. Tu as cassé les vitres et depuis l'air s'y engouffre, le glacé, le brûlant, et toutes sortes de clartés.
L'homme-joie de Christian Bobin
Il faut que le noir s’accentue pour que la première étoile apparaisse.
La plus que vive de Christian Bobin
Le monde n'est si meurtrier que parce qu'il est aux mains de gens qui ont commencé par se tuer eux-mêmes, par étrangler en eux toute confiance instinctive, toute liberté donnée de soi à soi. Je suis toujours étonné de voir le peu de liberté que chacun s'autorise, cette manière de coller sa respiration à la vitre des conventions, et la buée que cela donne, l'empêchement de vivre, d'aimer. 

Le Très-Bas de Christian Bobin
"Très peu de vraies paroles s'échangent chaque jour, vraiment très peu. Peut-être ne tombe-t-on amoureux que pour enfin commencer à parler. Peut-être n'ouvre-t-on un livre que pour enfin commencer à entendre."
Christian Bobin
Christian Bobin
Aimer quelqu'un, c'est le dépouiller de son âme, et c'est lui apprendre aussi -dans ce rapt- combien son âme est grande, inépuisable et claire. Nous souffrons tous de cela : de ne pas être assez volés. Nous souffrons de forces qui sont en nous et que personne ne sait piller, pour nous les faire découvrir.
Geai de Christian Bobin
"La vie est un cadeau dont je défais les ficelles chaque matin, au réveil."
L'Inespérée de Christian Bobin
"Pour qu'une chose soit vraie il faut qu'en plus d'être vraie elle entre dans notre vie."
Les Ruines du Ciel de Christian Bobin
A plus de 80 ans, mon père malade s'était levé dans le milieu de la nuit, paniqué, persuadé d'avoir oublié de rejoindre son poste à l'usine. Une détresse sans appel creusait ses yeux. Cette nuit-là j'ai haï la société et ses horaires qui crucifient les âmes nomades.
La grande vie de Christian Bobin
Je te revois préparer à manger pour les tiens. Ce travail infini pour lequel personne jamais ne vous remercie. Les mères par leurs soins élémentaires fleurissent les abîmes. Si il y a encore des lions, des étoiles et des saints c'est parce qu'une femme épuisée pose un plat sur la table à midi. Cette femme est la mère de tous les poètes. C'est en la regardant qu'ils apprennent à écrire . (p.122)
La dame blanche de Christian Bobin
Rencontrer quelqu'un, le rencontrer vraiment - et non simplement bavarder comme si personne ne devait mourir un jour -, est une chose infiniment rare.
La substance inaltérable de l'amour est l'intelligence partagée de la vie.
Ressusciter de Christian Bobin
On n'a qu'une faible idée de l'amour
tant qu'on n'a pas atteint ce point où il est pur,
c'est à dire non mélangé de demande, de plainte
ou d'imagination.
La Femme à venir de Christian Bobin
Bien peu de gens savent aimer, parce que bien peu savent tout perdre.
Une petite robe de fête de Christian Bobin
Dans le moulin de ma solitude, vous entriez comme l'aurore,
vous avanciez comme le feu.
Vous alliez dans mon âme comme un fleuve en crue.
Et vos rives inondaient toutes mes terres.
Quand je rentrais en moi, je n'y retrouverais rien :
là où tout était sombre, un grand soleil tournait.
Là où tout était mort, une petite source dansait.
Une femme si menue qui prenait tant de place
: je n'en revenais pas.
Il n'y a pas de connaissance en-dehors de l'Amour.
Il n'y a dans l'amour que de l'inconnaissable.
La grande vie de Christian Bobin
Les livres agissent même quand ils sont fermés.
La présence pure et autres textes de Christian Bobin
Deux biens sont pour nous aussi précieux que l'eau ou la lumière pour les arbres: la solitude et les échanges.
Christian Bobin
Christian Bobin
Peu de livres changent une vie. Quand ils la changent c'est pour toujours.
L'Epuisement de Christian Bobin
Lire pour se cultiver, c'est l'horreur. Lire pour rassembler son âme dans la perspective d'un nouvel élan, c'est la merveille. 

La grande vie de Christian Bobin
Il y a des heures pour les livres comme pour l'amour.
Repost 0
8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 22:26

...

Les roses sont posées à côté des fruits, et c'est beau, c'est tellement simple que la beauté est plus grande encore.

Repost 0
8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 22:24

...

Quand l'écriture se tait

L'absence à soi même

Est si pesante

Repost 0
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 20:50

...

La Toto revient sur deux roues de son escapade sur Nantes, son RV de 18h,

puis sa Place Graslin, une omelette champignons, champignons, persil, une Pam, des idées roucoulent la tête,

quelles chances que d'être là, encore vivante,

ses huit heures et plus, la place si belle ses lumières, du monde, des rires, la fête qu'ils se font ou ont ils l'air en fait,

c'est doux, c'est tendre, la demi lune là haut,

longtemps elle la regarde, sa part manquante...

et la route du retour, des flashs passés reviennent, mais comme le hasard n'existe pas...

-

il y  a plus de quarante ans, son passage à Aujourd'hui Madame, la Toto elle sourit,

et à la même période son tournage d'un court métrage en cinéma amateur sur Wattrelos,

et elle se dit que si elle osait,

elle peut oser encore, et bien plus, dans la force de l'âge et cela sourit ses pneus usés de visionner tout cela,

alors cela promet une belle fin d'année, pleine de projets en plus,

des groupes de travail avec le CRA Nantes et Angers, et elle a même laissé un mail au CRA de Lille, on ne sait jamais...

le travail sur des recherches de répits possibles, avec l'assistante sociale et la psychologue de l'APEI...

elle s'imagine, elle se projette à un micro, devant un objectif,

CELUI D ETRANSMETTRE,

de parler de dire ..

puisqu'elle s'est fait le voeu d'un désir bel profond de ne pas s'arrêter, une retraite cela tue,

des bels crés vivants cela remue les sens, et elle aime partager aimer oser LEVIVRE!

faudra juste éviter le burn out...on ne sait jamais, il faut *levivre pour savoir où sont les limites de sécurité de respect de soi, de croquiner un petit brin d'herbe, se câliner aimer aimer...

Repost 0
7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 15:15

...

...
......
...

Avant de partir vers Nantes, des incontournables, et aussi, de la fatigue à reposer, cela fait du bien de s'écouter...J'ai tant rêvé il y a trente ans à des respirations des souffles de la liberté jolie en matières que de *levivre...

Les roses jaunes dorment, les vertes sont jolies, il fait bon en tout dedans, apaisée, après toute cette route, obligée, ce fut impossible de l'abandonner en chemin, mon fils autiste de trente ans, dans un institut sans rien savoir ensuite...

Là je sais, les ESAT SA ESAT et le Foyer d'Hébergement sont ouverts, et déjà tant pour des vrais partages pros parents personne en situation de handicap,

cela commence à bouger plus encore,

une grosse semaine en labeurs dans les bonheurs d'aimer, la semaine prochaine, alors cela m'envole bien à l'avance...

Et puis, mes douces nostalgies me parcourent et c'est bon...

Repost 0
6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 20:22

...

Merveilles de ce charivari

Pour Le Grandir encore

Mon fils autiste à vie

Et de ne pas céder

A une pensée out

Et de me transpirer

De me sentir fatigue

Ô comme c'est bon

Ensuite

De voir ma résistance

La sienne

Notre conflit

Pour le Bonheur de Levivre

Loin d'un cadre bancal

Si bon de s'exister

De belle liberté

Dans la beauté de vivre

En bontés d'EXISTER

Repost 0

Texte Libre

Mes écrits, mes pulsations mon âme, mes images, merci de les laisser, ici, dans mon nid d'être.