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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 22:30

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Citations de Christian Bobin

 

L'Epuisement de Christian Bobin
J'ai toujours craint ceux qui ne supportent pas d'être seuls et demandent au couple, au travail, à l'amitié voire, même au diable ce que ni le couple, ni le travail, ni l'amitié ni le diable ne peuvent donner : une protection contre soi-même, une assurance de ne jamais avoir affaire à la vérité solitaire de sa propre vie. Ces gens-là sont infréquentables. Leur incapacité d'être seuls fait d'eux les personnes les plus seules au monde.
 

 

Geai de Christian Bobin
"Quand on aime quelqu'un, on a toujours quelque chose à lui dire ou à lui écrire, jusqu'à la fin des temps."
La plus que vive de Christian Bobin
On peut donner bien des choses à ceux que l'on aime. Des paroles, un repos, du plaisir. Tu m'as donné le plus précieux de tout: le manque. Il m'était impossible de me passer de toi, même quand je te voyais tu me manquais encore. Ma maison mentale, ma maison de coeur était fermée à double tour. Tu as cassé les vitres et depuis l'air s'y engouffre, le glacé, le brûlant, et toutes sortes de clartés.
L'homme-joie de Christian Bobin
Il faut que le noir s’accentue pour que la première étoile apparaisse.
La plus que vive de Christian Bobin
Le monde n'est si meurtrier que parce qu'il est aux mains de gens qui ont commencé par se tuer eux-mêmes, par étrangler en eux toute confiance instinctive, toute liberté donnée de soi à soi. Je suis toujours étonné de voir le peu de liberté que chacun s'autorise, cette manière de coller sa respiration à la vitre des conventions, et la buée que cela donne, l'empêchement de vivre, d'aimer. 

Le Très-Bas de Christian Bobin
"Très peu de vraies paroles s'échangent chaque jour, vraiment très peu. Peut-être ne tombe-t-on amoureux que pour enfin commencer à parler. Peut-être n'ouvre-t-on un livre que pour enfin commencer à entendre."
Christian Bobin
Christian Bobin
Aimer quelqu'un, c'est le dépouiller de son âme, et c'est lui apprendre aussi -dans ce rapt- combien son âme est grande, inépuisable et claire. Nous souffrons tous de cela : de ne pas être assez volés. Nous souffrons de forces qui sont en nous et que personne ne sait piller, pour nous les faire découvrir.
Geai de Christian Bobin
"La vie est un cadeau dont je défais les ficelles chaque matin, au réveil."
L'Inespérée de Christian Bobin
"Pour qu'une chose soit vraie il faut qu'en plus d'être vraie elle entre dans notre vie."
Les Ruines du Ciel de Christian Bobin
A plus de 80 ans, mon père malade s'était levé dans le milieu de la nuit, paniqué, persuadé d'avoir oublié de rejoindre son poste à l'usine. Une détresse sans appel creusait ses yeux. Cette nuit-là j'ai haï la société et ses horaires qui crucifient les âmes nomades.
La grande vie de Christian Bobin
Je te revois préparer à manger pour les tiens. Ce travail infini pour lequel personne jamais ne vous remercie. Les mères par leurs soins élémentaires fleurissent les abîmes. Si il y a encore des lions, des étoiles et des saints c'est parce qu'une femme épuisée pose un plat sur la table à midi. Cette femme est la mère de tous les poètes. C'est en la regardant qu'ils apprennent à écrire . (p.122)
La dame blanche de Christian Bobin
Rencontrer quelqu'un, le rencontrer vraiment - et non simplement bavarder comme si personne ne devait mourir un jour -, est une chose infiniment rare.
La substance inaltérable de l'amour est l'intelligence partagée de la vie.
Ressusciter de Christian Bobin
On n'a qu'une faible idée de l'amour
tant qu'on n'a pas atteint ce point où il est pur,
c'est à dire non mélangé de demande, de plainte
ou d'imagination.
La Femme à venir de Christian Bobin
Bien peu de gens savent aimer, parce que bien peu savent tout perdre.
Une petite robe de fête de Christian Bobin
Dans le moulin de ma solitude, vous entriez comme l'aurore,
vous avanciez comme le feu.
Vous alliez dans mon âme comme un fleuve en crue.
Et vos rives inondaient toutes mes terres.
Quand je rentrais en moi, je n'y retrouverais rien :
là où tout était sombre, un grand soleil tournait.
Là où tout était mort, une petite source dansait.
Une femme si menue qui prenait tant de place
: je n'en revenais pas.
Il n'y a pas de connaissance en-dehors de l'Amour.
Il n'y a dans l'amour que de l'inconnaissable.
La grande vie de Christian Bobin
Les livres agissent même quand ils sont fermés.
La présence pure et autres textes de Christian Bobin
Deux biens sont pour nous aussi précieux que l'eau ou la lumière pour les arbres: la solitude et les échanges.
Christian Bobin
Christian Bobin
Peu de livres changent une vie. Quand ils la changent c'est pour toujours.
L'Epuisement de Christian Bobin
Lire pour se cultiver, c'est l'horreur. Lire pour rassembler son âme dans la perspective d'un nouvel élan, c'est la merveille. 

La grande vie de Christian Bobin
Il y a des heures pour les livres comme pour l'amour.
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 22:26

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Les roses sont posées à côté des fruits, et c'est beau, c'est tellement simple que la beauté est plus grande encore.

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 22:24

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Quand l'écriture se tait

L'absence à soi même

Est si pesante

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 20:50

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La Toto revient sur deux roues de son escapade sur Nantes, son RV de 18h,

puis sa Place Graslin, une omelette champignons, champignons, persil, une Pam, des idées roucoulent la tête,

quelles chances que d'être là, encore vivante,

ses huit heures et plus, la place si belle ses lumières, du monde, des rires, la fête qu'ils se font ou ont ils l'air en fait,

c'est doux, c'est tendre, la demi lune là haut,

longtemps elle la regarde, sa part manquante...

et la route du retour, des flashs passés reviennent, mais comme le hasard n'existe pas...

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il y  a plus de quarante ans, son passage à Aujourd'hui Madame, la Toto elle sourit,

et à la même période son tournage d'un court métrage en cinéma amateur sur Wattrelos,

et elle se dit que si elle osait,

elle peut oser encore, et bien plus, dans la force de l'âge et cela sourit ses pneus usés de visionner tout cela,

alors cela promet une belle fin d'année, pleine de projets en plus,

des groupes de travail avec le CRA Nantes et Angers, et elle a même laissé un mail au CRA de Lille, on ne sait jamais...

le travail sur des recherches de répits possibles, avec l'assistante sociale et la psychologue de l'APEI...

elle s'imagine, elle se projette à un micro, devant un objectif,

CELUI D ETRANSMETTRE,

de parler de dire ..

puisqu'elle s'est fait le voeu d'un désir bel profond de ne pas s'arrêter, une retraite cela tue,

des bels crés vivants cela remue les sens, et elle aime partager aimer oser LEVIVRE!

faudra juste éviter le burn out...on ne sait jamais, il faut *levivre pour savoir où sont les limites de sécurité de respect de soi, de croquiner un petit brin d'herbe, se câliner aimer aimer...

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 15:15

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Avant de partir vers Nantes, des incontournables, et aussi, de la fatigue à reposer, cela fait du bien de s'écouter...J'ai tant rêvé il y a trente ans à des respirations des souffles de la liberté jolie en matières que de *levivre...

Les roses jaunes dorment, les vertes sont jolies, il fait bon en tout dedans, apaisée, après toute cette route, obligée, ce fut impossible de l'abandonner en chemin, mon fils autiste de trente ans, dans un institut sans rien savoir ensuite...

Là je sais, les ESAT SA ESAT et le Foyer d'Hébergement sont ouverts, et déjà tant pour des vrais partages pros parents personne en situation de handicap,

cela commence à bouger plus encore,

une grosse semaine en labeurs dans les bonheurs d'aimer, la semaine prochaine, alors cela m'envole bien à l'avance...

Et puis, mes douces nostalgies me parcourent et c'est bon...

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 20:22

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Merveilles de ce charivari

Pour Le Grandir encore

Mon fils autiste à vie

Et de ne pas céder

A une pensée out

Et de me transpirer

De me sentir fatigue

Ô comme c'est bon

Ensuite

De voir ma résistance

La sienne

Notre conflit

Pour le Bonheur de Levivre

Loin d'un cadre bancal

Si bon de s'exister

De belle liberté

Dans la beauté de vivre

En bontés d'EXISTER

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 21:16

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Enchantement d'une soirée douce,

les roses jaunes sont si jolies, le silence,

les petites étoiles clignotent, les trois lampes veillent,

le petit être n'en revient pas, de se ressentir si calme,

après ces mois de cette année là, de ces ans tout en Là,

richesse des gigotis à concocter créer des projets sur table, en actes,

Noël bientôt,

le Nord encore après Paris,

ma mère au bout de son fil, ce soir,

un érysipèle, il ne manquait que cela? à sa traversée de maux immenses successifs,

qui lui retirent *levivre, de plus en plus,

c'est horrible à accompagner, et pourtant il le faut,

je ne peux pas fuir sa voix, ses mots,

je ferme les yeux et me recueille en cet instant,

sa mort on a en tant parlé à nous deux,

que je l'attend avec elle, que je la souhaite,

pour que sa délivrance,

et pourtant je sais bien que cela m'éprouvera,

quand m'aime, car quand on aime, on aime,

et qu'il me faudra un temps plus ou moins court ou long,

pour m'adapter à ne plus la voir, dans leur maison,

une formation Angers la semaine prochaine, encore,

et tracer vers le Nord, pour l'accompagner de vrai,

le téléphone, c'est pauvre, c'est peu,

mais c'est quand même un peu de bontés dans des mots,

je m'incline devant ceux séparés à des mille,

qui sont privés de leurs aimés...

car même si ils sont Là,

serrer une main, embrasser, se regarder,

c'est ce qui reste de plus beau au monde,

d'amour deux dans...

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 22:55

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La présence d'un tel manque, si habité de tant, c'est si précieux si fort si vivant si aimant...

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 22:33

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En y réfléchissant bien, dans un vécu en autisme

il manque pour le parent, ce temps de libertés de vivre sa vie d'envies, de dix quinze ans,

que les familles dites normales, peuvent connaître,

quand leurs enfants, ont vingt à trente cinq ans,

un enfant quand il vole des ailes, comme cela doit être libérateur,

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dans un tel parcours ici,

le burm est parfois pas bien loin,

quand épreuves et trucs et machins pas chouettes se succèdent,

des vols arrêtés, des souffles trop rares,

il faut encore bien plus prendre soin de soi,

c'est vital,

c'est si beau d'aimer *levivre! son instant pour soi s'aimer!

-

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 22:28

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Hier en groupe de travail, pour l'aide au répit,

des réflexions, partages, pour penser créer des formules pour permettre aux familles, aux parents, à la fratrie, aux personnes en situations de handicap, d'avoir quelques souffles neufs, des rêves encore, des et des mille bonheurs avec des personnes accompagnantes.

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cela me trottait depuis des ans et des ans,

je suis disponible à présent, pour m'y coller le nez tout de près pour aimer...

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Et Angers encore dans quinze jours,

j'aime infiniment cette formation, et le groupe, c'est fort, c'est puissant, c'est si précieux.

Et puis, ma petite fille, on se fera encore notre ballade, nos rires, tes petits repas, bien avant les fêtes, notre tous les deux, en vies de nous.

 

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Texte Libre

Mes écrits, mes pulsations mon âme, mes images, merci de les laisser, ici, dans mon nid d'être.