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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 22:49

...

Je me disais que ma mère approuverait mon choix de rester auprès de mon fils autiste, à l'équilibre plus fragile depuis le début de l'année,

tant de précipitations de faits autour de lui,

et puis, après l'avoir reconduit à l'ESAT après son RV avec la psychiatre superbe, je me suis assise près de trois heures, pour ensuite carburer pour une course,

et l'idée m'est venue de n'écouter personne,

ils me disent que depuis ce matin, elle a perdu conscience, elle est inerte, respire tout doucement, ma mère,

et j'appelle mon père, quelques news, et vite je lui demande de mettre l'appareil à l'oreille de ma mère...

je téléphone du fixe, pensant être plus audible...

LE SILENCE...

puis le portable de ma fille, qui dit me la passer, mes deux filles sont arrivées chez eux...au plus près...

ET DE SUITE, je suis en communion avec sa vie, je l'entends respirer, et ma fille s'étonne...mais je ne peux plus parler... quelques minutes et je peux parler: C'est Annick! et le reste qui suit est intime, et voilà qu'elle me dit *ouais...je lui demande si elle a mal...elle me dit mal,

et si elle a soif...

et déjà 15H45 et je dois partir, j'ai la valise à remettre afin qu'il la vide dans son studio, et nettoie...

Je me pose, je rappellle, en les attendant,

et encore une fois, des mots que je ne comprends pas, si déformés, et puis je suis saisie quand elle dit si clairement MERCI à ma fille qui lui donne à boire,

mais comme je suis heureuse d'être en communion, d'être dans cette plénitude même avec la distance, les instants sont si précieux, si remplis de bisous, de on t'aime,

de ...il va te dire bonjour, et il arrive, et il se nomme et il dit bonjour s'étonne de ne rien entendre, mais je dis que mamy l'entend...cet instant immense!

et puis ils partent, je rentre, je reste habillée, je n'ai pas cessé la communication, puis j'entends une de mes filles qui explique à mon père que je suis en ligne avec ma mère, il se passe dix minutes, puis je les entends, et cette fois, il monte en ton, il prend le téléphone, *c'est inadmissible, cela la fatigue,

je dis qu'elle est vivante au bout du fil, qu'elle me comprend,

d'un ton sec, il me donne 5, 10 mn,

et comme je dois les rejoindre pour partir vers la piscine, 5 mn suffiront,

d'autant que quand je redis à ma mère, tu veux te reposer, elle me dit *ouais,

quand les autres fois, elle me disait non..

IL ME RESTE CE SOIR SON...

reste!

alors je suis heureuse de l'avoir encore aimée de plus près...

-

la morphine permet des moments de lucidité,

ce fut près d'une heure vingt que je l'ai eue au téléphone...

-

et sans témoin, je pourrait passer pour une folle,

mes filles, toutes les deux, ont entendu, ont vu leur mamy avec son visage différent quand nous étions en communication...

-

elles me passeront ma mère quand mon père sera occupé ailleurs...

-

mais je ne souhaite pas que ces souffrances continuent,

que sa délivrance soit la plus rapide possible!

mais si elle respire encore demain, je lui parlerai encore,

je lui ai offert un superbe arc en ciel quand j'étais juste garée, et puis un bout de ciel bleu, et beaucoup de vent, qu'elle était à sa maison selon son souhait, avec ses plantes à son petit fils qu'elle arrosait avec le plus grand soin,

j'espère l'avoir bien fatiguée, fort aimée, pour qu'elle dorme bien toute la nuit et peut être ne se réveille pas...ne se réveille plus...

et je lui ai dit qu'on était tous là, qu'elle n'était pas seule, et quand à chaque fois que je lui demandais si elle avait mal, elle me disait MAL,

ce fut effroyable d'impuissance, mais heureuse d'avoir délivré ses mots pour exprimer...

-

un décès ce n'est que cruel,

j'avais rêvé à un patch qui enlève douleurs, souffrances,

j'avais à une fleur qui hypnotise et enlève toute douleur quand on la fixe

Mais mince, pourquoi cela n'existe pas?

 

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 13:47

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Le respect de la vie, de toute vie,

c'est ce qu'il y a de plus précieux message à transmettre.

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 13:25

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Ce terrible sentiment d'impuissance face à la maladie, face à un décès,

cela reste tellement cruel, la vie qui offre de l'impuissance...

Les passages d'états de ressentis, si différents, se succèdent,

des parts terribles, des parts meilleures,

tiraillée encore une fois, entre sa vie à sauver vers legrandir pour mon fils,

et d'autres êtres chers...

La psychiatre n'est pas inquiète, il a prouvé qu'il peut arriver à surmonter des moins simples, des durs, c'est une période plus fragile pour lui,

je l'emmène à l'aquagym ce soir, je fais ce choix,

ma mère dans un état comateux me comprend très fort.

C'est une période difficile, et c'est ce jour que la tempête souffle ici aussi fort.

Mais pour ce jeune homme autiste, mon fils, il me faut dégager encore des trucs qui le splitchent, lui donner confiance en lui, lui donner de la force,

de la FORCE DE VIE...pour cueillir le plus possible le beau, le bon, le simple, le doux.

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 18:02

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ce fut une dure fin d'année,

c'est un bien rude début d'année...

juste sa délivrance à venir, m'apaise,

mon père qui me dit s'asseoir auprès d'elle,

les larmes aux yeux,

et que dès qu'il quitte la pièce, elle l'appelle...

cela me fait du bien d'entendre cela aussi...

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 17:51

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Après... c'est soi,

et c'est terrifiant, de penser à cela,

et c'est bouleversant quand je pense à la lutte de ma mère avec la mort, elle s'est battue jusqu'aux extrémités d'elle, quelle chance j'ai eue de l'avoir elle au téléphone, ses ressentis sa vie d'elle dans son présent confiée par elle, ses trois dernières années et demi furent si douloureuses,

-

alors, c'est bon, de penser que la vie,

ses meilleurs, ses beautés, ses bontés,

mais comme cela fait du bien,

c'est gai de s'émerveiller chaque moment cueilli,

et ce matin mes pas heureux de regarder mon portable,,

le téléphone indique mon chemin,

le parapluie dégoulinant,

perdue dans l'île de Nantes...

 

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 17:29

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Nantes un RV, je le poursuis par une omelette, envie de vie autour, sur la Place Graslin,

un appel de mon frère, appelé à 7h ce matin par mon père qui vient ENFIN chercher de l'aide, visualise que ses forces physiques manquent, qu'il est incompétent SEUL,

le retour par la pluie battante, des images, un café cela réchauffe le coeur chez Isabelle, mon appel chez EUX, entendre sa voix radoucie, son acceptation de lâcher prise, m'apaise,

comme mon frère, je souhaite que soient respecter ses paroles, *décéder dans sa maison,

et les larmes m'encombrent dans l'instant d'écrire ses mots entendus...

ALORS, il faut absolument que des relais se succèdent...

ma mère au bout du fil, de brefs instants, mais pleins de lucidité, en présence forte, même si sa voix plus forte encore, même si j'entends par mon frère qu'elle est absente vingt cinq minutes sur trente..

quelle jolie grâce que ces quelques minutes, pour entendre: *C'est Annick!  j'ai mal, j'ai mal aux jambes, j'ai mal aux genoux...et JE LUIS DIS AUREVOIR, BISOUS...

-

je viens de raccrocher, apaisée,

le docteurE accepte l'hospitalisation à domicile,

tous les médicaments sont arrêtés,

elle a prescrit de la morphine,

pour qu'elle souffre moins, dit-elle, et pour qu'elle s'endorme peut être doucement...

mon frère s'occupe des personnes relais,

pour qu'elle soit un peu moins seule, qu'elle ait une main chaude, un regard, une attention, des yeux quand elle ouvre encore les siens...

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Rudesse de la vie,

demain je suis chez le dr psychiatre, avec mon fils autiste, moins bien, depuis ce mois de Janvier...un tel pot pourri d'évènements déstabilisants,

et je me dois d'être au plus près de lui, encore, demain, pour entendre ses angoisses, et espérer qu'elles le quittent...

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je vois, posées, sur la table du salon, chaque petite plante, que mon fils apporta à sa mamy, lors des remontées dans le Nord,

je vois son lit d'hospitalisation dans le séjour, revenu avant Noël, je ressens ses joues si creusées, ses mains si froides, quand toute cette vie fout le camp,

et j'ai en moi, ses mots, quand elle me parlait de leurs plantes, à eux deux, petit fils et mamy,

et comme c'est beau tout cela, et comme c'est grand tout cela, et comme cette force de vie me vit et m'accompagne,

A VIE...

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le sablier de la vie, grain par grain, lui seul décide...

et comme la vie décide bien trop

et je m'incline devant la puissance de la vie,

et je pense à tous ceux qui souffrent...

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 22:18

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C'est effroyable, à distance, serait ce plus simple, à quelques kilomètres?..

mon père décroche, donne des nouvelles dans ses ressentis qui n'en peuvent plus, se montre agressif quand je souhaite avoir ma mère au téléphone, comme si c'était lui le tuteur en contrôle de sa vie,

mais c'est insupportable une telle fin de vie...

dois je appeler son docteurE demain? je sais tant qu'elle refuse de repartir à l'hôpital,

mais je la sens en danger, si vulnérable, si isolée, si seule,

dois je respecter ses mots de ne pas appeler un médecin au sujet de sa santé, elle avait tant critiqué mon geste quand j'avais appelé son cardiologue, il y a trois ans, à l'hôpital,

mon coeur balance? mon âme a mal?

ô mais que oui,

et le bonheur de nager un kilomètre et demi, de terminer en bulles douces, entrecoupés, de la voir dans son séjour, sur son lit, dans son fauteuil, à la merci de la vie,

sans lui dire merci à la vie,

-

ma mère a quatre vingt sept ans et 29 jours,

-

alors je pense, je me penche ce soir,

je hurle sans me faire mal, sans stress destructeur, je prie pour les enfants, malades, si fort,

les enfants sans parents, leurs innocences brisées par la vie,

mais comme je te déteste, *levivre, quand tu fais mal...

-

mais pourquoi le mal sur la terre?

c'est tellement bon *levivant *le beau...

dans un je vous aime, vous,

vous que j'aime, en silence, dans mes intimités vivantes.

-

ma mère quittera la terre, avec ses secrets, ses refuges, ses amours, ses douleurs, ses bonheurs, que seule ELLE a vécu,

on sait si peu d'un être cher, et c'est fort bien ainsi...

-

la jacinthe dans le petit vase, je pense qu'elle sera rose, elle est si verte encore...

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 17:18

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Le bois s'enveloppe de noirs, il fait presque la nuit à ses dix huit heures dix huit minutes d'un 1er Février,

deux orchidées aux feuilles luisantes et grasses sommeillent, une autre sans plus rien, juste une racine verte, un autre pot de repiquage semble bien qu'elle soit mourue...

une autre encore en feuilles, et le corps il expire, le vert des feuilles tendres a ce pouvoir joli de relaxer le corps de la vider la tête de la mener ailleurs tout en restant ici,

des oiseaux crient dehors, ils ont moins froid leurs douze degrés,

et pour eux c'est fort bon,

parce qu'est ce que c'était beau, ce givre, cette glace le matin, les doigts gelés si chauds de *levivre l'hiver avec un coeur vivant, une grâce de vie.

Le bulbe de l'amaryllis reste vert, très dur, et je rêve déjà à sa future feuille bien verte, à la seconde, à sa renaissance...

En moi, me reviennent des multi visages de ma mère, puisqu'en regardant un album de naissance de ma fille, à ses deux ans, ma petite fille a bientôt deux ans,

son visage de fin d'année, n'est nulle part, me reste sur mon portable, une photo de mi Décembre envoyée par ma fille, ma mère si mal dessus,

et je ressens que déjà en moi, c'est sa vie d'être que je serre que je garde, que je bénis le ciel.

C'est incroyable une vie,

il est bon de *lavivre, pour savoir...

C'EST QUOI LA VIE?

-

c'est un peu de tout çà,

c'est des poudres comme çà,

des belles des tristes comme çà,

c'est du cruel de vif on n'en veut plus comme çà,

c'est des beautés merveilles de l'amour à la pelle comme çà,

c'est se réveiller pas savoir ouvrir les yeux quand m'aime comme çà,

c'est le paradis l'enfer chaque jour voir des peines et des plaisirs comme çà!

-

c'est quoi la vie?

c'est aimer l'aimer dans ses jolis!

c'est aimer propager de l'amour!

 

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 17:13

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Les brasses ce soir,

et si plus de 1, 3 km,

pour propulser la tête,

donner du blé à l'âme,

tonus au coeur vivant,

veiner son little corps,

de l'eau cette caresse,

pour le glisser le corps,

battre ses tintements,

à son dedans vivant.

Levivre son tout bon,

quand il offre des grâces,

et soulage le corps,

du bien trop lourd en bas,

et enlève les yeux,

pour cueillir les merveilles.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 17:10

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Je suis heureuse d'avoir eu au téléphone, ma mère, beaucoup, beaucoup, ces quatre dernières années, parfois chaque jour, parfois deux fois par jour, même pas pour me soucier de son état de santé, juste pour l'aimer comme çà, être au plus près, au bout d'un fil téléphonique,

car je l'ai eue juste deux trois minutes, à mon dernier appel,

silence, après les dires de mon père,

juste l'entendre elle, ses ressentis à elle, puisque c'est elle qui souffre des jours interminables de sa fin de vie qui ne la laisse pas encore tranquille,

elle me glissait qu'elle avait mal partout,

j'attends sa délivrance, que son être se repose enfin, d'une vie douloureuse.

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Texte Libre

Mes écrits, mes pulsations mon âme, mes images, merci de les laisser, ici, dans mon nid d'être.