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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 12:11

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Ce fut si bon, même si cette quinzaine douloureuse, de penser aux enfants, en vacances, de les voir heureux, ici autour,

c'est si beau un enfant en santé, qui goûte à la vie pour son meilleur possible.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 11:31

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La plume tente de s'extraire d'un rude retour du Nord,

déjà, ce n'est pas simple de quitter ceux qu'on aime...

et puis...

quand le jeune homme autiste y met le turbo de rentrée, le 10 du mois,

la vie n'a plus de parfums, elle n'a plus d'odeurs,

elle tente de s'oser encore, avec peur, en se protégeant plus,

la vie douloureuse de ce mardi soir là, fut rude,

 

 

C'EST UNE TELLE LUTTE HUMAINE, LE DESTIN EN AUTISME!

C'EST EPUISANT D'AMOUR A SE DONNER DEDANS!

 

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 13:36

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La vie, cette inconnue, dans sa voie tout devant, qui nous vit son présent.

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 19:02

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C'est bon de laisser l'innocence en vacances, elles sont aussi à l'Ouest pour deux semaines,

les petits sont de ci de là, c'est émouvant de vie dedans, à préserver, à accompagner...

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 14:45

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Le petit lieu s'observe

Il se vit de la vie

En tout dedans dehors

Et son dehors dedans

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 13:42

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Et la mésange s'invite

Bien chauffée ses duvets

Elle ferme ses yeux

Rassurée en chaleur

Elle se frissonne

Belles aises

Se ronfle ses petites ailes

Il fait si froid dehors

Qu'avant de repartir

Elle se niche en plein coeur

Car elle aime ce lieu

Où elle se vit par lui

L'amour donne des ailes

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 10:11

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Les tiges du bouquet se déshabillent des feuilles mortes,

leurs tiges se coupent,

les plus belles se laissent barboter dans de l'eau renouvelée,

les oiseaux volent et chantonnent,

 

cela repose,

 

de vie...

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 09:02

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Prix agricoles : comment les banques spéculent

L'humanité fait face depuis plusieurs mois à une envolée des prix de certains produits agricoles sans rapport direct avec les difficultés de production et d'approvisionnement. Principale cause de cette flambée des cours : la spéculation qui est notamment alimentée par les banques.
Les prix sur les marchés de matières premières ont explosé
  • L'indice de la FAO (l'Organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) qui mesure les évolutions de prix d'un panier de céréales, oléagineux, produits laitiers, viande et sucre est au plus haut depuis sa création, en 1990.
    Un rapport de la Banque centrale européenne publié le jeudi 20 janvier 2011 donne l'exemple des prix du blé qui "ont augmenté de 91 % entre le début et la fin de l'année 2010 ".
      Le cours du cacao est également passé de 1.000 dollars la tonne fin 2007 à 2.500 dollars en juillet 2010
      La hausse des prix agricoles n'avait jamais été aussi brutale depuis 1972, une année de forte sécheresse.
La spéculation sur les marchés de produits agricoles est responsable de la hausse des prix
  • Les eurocrates tiennent les pays émergents pour responsables, pourtant il n'y a pas de risque de pénurie
Selon Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE) : "nous ne pouvons rien contre l'augmentation immédiate des prix du pétrole ou des matières premières" (Europe 1, 20/02/2011).
L'augmentation de la consommation alimentaire dans les pays émergents, et en Chine surtout, serait seule responsable de l'augmentation des prix.
Pourtant, selon Olivier de Schutter, rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation, les produits alimentaires ne manquent pas : "aujourd'hui comme en 2008, il n'y a pas de problème de pénurie […] Les prix du blé, du maïs et du riz ont augmenté dans de très fortes proportions. Ce n'est pas dû à une diminution des stocks ou des récoltes mais aux traders qui réagissent aux informations et spéculent sur les marchés."
- La spéculation sur les marchés financiers anticipe et aggrave les variations de prix des matières premières agricoles.
Sur les marchés s'échangent des contrats à terme. Ils permettent une promesse de vente/ou d'achat d'une quantité de matières première agricole à une date future pour un prix fixé. Cela sécurise le producteur contre les aléas climatiques.
Il s'agit de quantités réelles de produits agricoles, finalement livrées à l'acheteur.
A partir du milieu des années 1990, sous la pression des néolibéraux et de l'OMC, les marchés des matières premières ont été progressivement déréglementés. Les contrats d'achat et de vente de produits agricoles sont devenus des produits dérivés que des spéculateurs totalement étrangers à l'agriculture ont eu la possibilité de s'échanger entre eux.
Cela a créé un marché irréel de la "spéculation alimentaire".
  • Les matières agricoles sont devenues la cible privilégiée des spéculateurs après l'explosion de la bulle immobilière aux Etats Unis à partir de 2006
Au moment de la crise immobilière aux Etats-Unis, qui commence en 2006, les banquiers et les traders ont retiré des milliards de dollars qu'ils avaient placés dans l'immobilier pour les investir notamment dans les marchés financiers alimentaires.
Selon un gestionnaire de fonds chez Masters Capital Management (auditionné par le Sénat américain en 2008), la spéculation aggrave la variation des prix liée aux aléas des récoltes. "Mettons qu'on apprenne qu'il y a eu une mauvaise récolte quelque part dans le monde. Normalement, le prix devrait alors augmenter d'environ 1 dollar. Mais quand on a un marché spéculatif à 70 ou 80 %, comme c'est le cas actuellement, le prix monte de 2 ou 3 dollars pour couvrir les coûts annexes"
  • Les prix des céréales et du cacao sont de bons exemples des conséquences de la spéculation
Les céréales : le blé, le colza, le maïs, le riz et le soja représentent directement ou indirectement 80 % de l'alimentation de la planète. Les variations sur les marchés boursiers sont extrêmes alors que les pays sont autosuffisants à 90 %. Les prix sont donc déterminés par la frange de 10 % des produits qui s'échangent entre pays, cible des spéculations boursières !
La cacao : la flambée des prix du cacao peut s'expliquer en partie par les mauvaises récoltes mais surtout par les excès de la spéculation. Avec l'aide de BNP Paribas, Anthony Ward, dirigeant du fonds britannique Armajaro, a racheté en aout 2010 près de 240.000 tonnes de cacao (7 % de la production mondiale) sur le marché londonien du NYSE Liffe. Cette opération a fait artificiellement grimper le cours boursier du cacao à sa cote la plus élevée depuis 33 ans.
La situation est désormais pire que lors des émeutes de la faim en 2008
Les investissements spéculatifs massifs sur les matières premières agricoles à partir de 2006 ont conduit à une augmentation brutale des prix et aux émeutes de la faim en 2008 qui ont secoué l'Egypte, le Maroc, l'Indonésie, les Philippines, Haïti – où elles ont fait au moins cinq morts et abouti à la chute du gouvernement -, ainsi que plusieurs pays africains : Nigeria, Cameroun, Côte d'Ivoire, Mozambique, Mauritanie, Sénégal, Burkina Faso.
Selon la FAO (Organisation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture), les échanges de denrées alimentaires représentent 1.000 milliards de dollars en 2010, revenant quasiment à leur niveau de 2008 (1.030 milliards), l'année des émeutes de la faim.
L'indice des prix agricoles est en février 2011 à 231 points sur l'index établi par la FAO.
L'indice des prix agricoles était en juin 2008 à 213,5 points sur ce même index de la FAO, au moment des émeutes de la faim.
Pour le moment, il n'y a pas eu au sens propre du terme d'émeutes de la faim en 2010/2011, mais les révolutions en Tunisie et en Egypte sont parties des révoltes contre l'augmentation du prix du pain.
Les banques françaises spéculent sur les matières agricoles
BNP Paribas : depuis juin 2010, elle propose à ses clients fortunés de placer leur argent dans un fonds luxembourgeois, Hopti Hedge. A l'aide de modèles informatiques ultra-complexes, ces placements permettent de jouer sur les cours des matières premières agricoles.
BNP Paribas était l'une des banques agissant en 2010 pour le compte du fonds spéculatif britannique Armajaro qui a fait flamber les prix du cacao en rachetant 7 % de la production mondiale.
La Société Générale et le Crédit Agricole : elles proposent aux investisseurs des ETF (exchange-traded funds), également appelés " trackers ". Ces produits suivent les cours des matières premières et permettent de spéculer sur les cours du blé, du soja, du coton, du sucre ou du maïs. Contrairement à un contrat à terme (qui offre la possibilité d'acheter à un prix connu d'avance une quantité donnée de céréales par exemple à une date donnée) les ETF n'offrent aucun service mais spéculent sur les variations de taux ! Mais, comme ils augmentent artificiellement la demande, ils amplifient la hausse des cours.
Ce sont les filiales Lyxor de la Société Générale et Amundi du Crédit Agricole qui offre à ses clients cette possibilité de spéculation sur les matières premières agricoles.
Le cour du " tracker " Crédit agricole d'Amundi a augmenté de plus de 84 % depuis juin 2010.
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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 09:01

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Immigration : déferlement xénophobe à droite

La droite se livre à un lamentable déferlement xénophobe, en pleine course de vitesse avec le Front national. Après une charge particulièrement brutale du gouvernement contre le droit vote des étrangers aux élections locales et l'accueil des étudiants étrangers, le ministre de l'intérieur Claude Guéant a repris l'équation mensongère du FN liant chômage et immigration. L'UMP présentait au même moment son projet pour l'immigration, auquel nous opposons les propositions du Front de Gauche pour faire "France de tout bois".
Le bilan calamiteux de la politique UMP de l'immigration
Le durcissement incessant des conditions de séjour a artificiellement multiplié le nombre de sans papiers. La course aux records pour les expulser a atteint de nouveaux sommets sous l'impulsion de Claude Guéant
Expulsions : le coût exorbitant d'une politique inhumaine et inutile.
Le Sénat a estimé qu'une expulsion coûtait 20 970 euros en moyenne.
–> En 2011, l'objectif est d'expulser 30 000 sans-papiers soit un coût de 630 millions d'euros en 2011 !
= c’est plus que le budget annuel de la politique de la ville en France !
Depuis 2007, entre 28 000 et 30 000 sans-papiers sont expulsés chaque année.
–> Sur 5 ans, la politique d'expulsion de Sarkozy aura donc coûté plus de 3 milliards d'euros (5 ans x 600 millions/an) !
On estime que pour expulser 30 000 sans papiers par an il faut 10 000 à 15 000 postes de fonctionnaires (en équivalent temps plein).
–> Cela pourrait correspondre à autant d'enseignants ou d'infirmières, ou même de policiers et magistrats affectés à d'autres tâches.
La volonté absurde de réduire l'immigration légale
Claude Guéant s'en prend désormais à l'immigration régulière dont il veut restreindre les possibilités. Il veut réduire de 10% le nombre de titres de séjour accordés, soit 180 000 titres en moins chaque année.  L'immigration régulière résulte pourtant principalement de droits fondamentaux : droit d'avoir une vie familiale normale grâce au regroupement familial et droit pour les personnes persécutées d'obtenir l'asile.
Loin des équations mensongères de Guéant et du FN liant immigration et chômage, il faut sans cesse rappeler que la France tire un bénéfice économique important de l'immigration.
Un étude de Xavier Chojnicki de l'université de Lille 2 a montré que les immigrés "coûtent" 48 milliards d'euros par an en dépenses de dépenses sociales et publiques (éducation comprise) et "rapportent" plus de 60 milliards d'euros en cotisations et impôts.
–> L'immigration rapporte donc 12 milliards d'euros par an au pays.
Etudiants étrangers : une circulaire contre l'attractivité du pays
Cette année, il y a près de 280 000 étudiants étrangers en France (environ 10% des étudiants). La France est ainsi le 3e pays d’accueil après les Etats-Unis et le Royaume-Unis. C'est un atout important pour l'université et la recherche françaises.
Une circulaire a été signée sur ce sujet le 31 mai 2011 par Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, et Xavier Bertrand, ministre du Travail adressée aux préfets de région et de département. L’objet indiqué sur la circulaire est : « maîtrise de l’immigration professionnelle ». La circulaire demande aux préfets plus de « rigueur » dans l’étude des dossiers permettant le passage d’un visa étudiant à un visa de salarié. Libération du 29 novembre a révélé que des quotas officieux auraient été communiqués à certaines préfectures dans l’octroi du statut de salarié aux étudiants étrangers. Or, selon la législation les demandes doivent être traitées de manière individuelle. A Paris, l’objectif fixé aurait été de limiter les réponses positives à 50%.
L’ensemble des partis de gauche se sont exprimés contre cette circulaire aberrante. A droite aussi des voix se sont fait entendre pour critiquer l’application de la circulaire, notamment les ministres Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse qui y ont vu un danger pour l'attractivité des universités et les programmes de recherche du pays. La communauté éducative se prononce également contre la Circulaire Guéant notamment le président de la Conférence des grandes écoles ou encore la Conférence des présidents d’universités. Pierre Tapie, directeur de l’ESSEC et président de la Conférence des grandes écoles a ainsi déclaré : « Un petit coup a été porté à la réputation de la France [ …]. Du mal a été fait durant les trois mois clés où les étudiants décident où ils vont aller poursuivre leurs études. Et lorsqu’il y a un endroit à risque et un autre sans risque, ils choisissent le second ».
Si les étudiants étrangers ne peuvent plus obtenir une première expérience professionnelle en France, ils ne viendront plus étudier en France. Accueillir des étudiants étrangers est un signe de l’excellence de notre système de formation. Des situations personnelles difficiles : le Collectif du 31 mai (créé par des étudiants étrangers) a étudié 500 dossiers transmis au ministère : 60 réponses positives, une centaine de refus et une centaine d’OQTF.
Des étudiants étrangers racontent comment ils ont été obligés de frauder en redemandant un visa étudiant pour être embauchés en tant que stagiaire alors qu’on leur proposait un CDI.
La France n'aurait pas eu le Prix Nobel de médecine cette année, si son titulaire Jules Hoffmann n'avait pu débuté sa carrière comme étudiant étranger en France avant d’être naturalisé.
Le programme l’Humain d’abord pour l'accueil des étudiants étrangers
« Pour l’enseignement supérieur et la recherche, nous engagerons rapidement la reconstruction du service public dans ses missions prioritaires […] pour l’accueil des étudiants étrangers qui le souhaitent dans une vision non marchande de contribution au développement et à la coopération entre les peuples ».
Propositions 2012 sur l'immigration : l'UMP court après le FN
Mardi 29 novembre 2011, l'UMP a présenté son projet 2012 pour l'immigration et la nationalité. La convention "rassemblement" porte en fait un projet de division. L'UMP propose :
  • La création de deux catégories de Français :
    • Fin de l'obtention automatique de la nationalité à 18 ans pour les enfants né en France de parents étrangers. L'UMP veut une "expression de la volonté"
    • Application aux naturalisés des obligations liées au regroupement familial, qui concerne les étrangers en situation régulière
  • Durcissement de la politique contre les migrants :
    • Augmentation du nombre de reconduites à la frontière
    • Durcissement des conditions du regroupement familial
L'exemple principal concerne l'Aide Médicale d'Etat que FN veut supprimer. L'UMP veut la restreindre aux seuls "urgences sanitaires" et "risques épidémiques".
L'UMP refuse aussi le droit de vote des étrangers. Comme Sarkozy désormais. Pourtant, le 25/10/2005, dans Le Monde, il y était favorable "A titre personnel" pour "les étrangers en situation régulière, qui travaillent, paient des impôts et résident depuis au moins dix ans"
 

Propositions du Front de Gauche sur l'immigration :
"L'immigration n'est pas un problème"

Le programme "l'Humain d'abord" propose de revoir les politiques agricoles, commerciales et de co-développement pour qu'elles cessent de pousser des habitants des pays du Sud à devoir quitter leur pays en abandonnant tout. C'est plus exigeant et moins médiatique que la chasse aux sans-papiers mais plus efficace et plus juste.
Arrêter la haine des étrangers
Arrêter la chasse aux sans-papiers :
  • "nous régulariserons les sans-papiers"
  • décriminaliser le séjour irrégulier et l'aide au séjour irrégulier
  • fermer les centres de rétention
Refonder la politique pour un accueil humain des étrangers :
  • abroger les lois successives sur l'immigration depuis 2002
  • rétablir la carte unique de séjour de 10 ans
  • rétablir le droit au regroupement familial
  • rétablir le droit au séjour pour raison médicale
  • respecter le droit d'asile et le déconnecter des politiques migratoires
Faire France de tout bois
Pour la refondation d'un nouveau Code de la nationalité basé sur :
  • le respect intégral et automatique du droit des sol dès la naissance
  • un droit à la naturalisation au-delà de 5 ans de résidence.
Pour le droit de vote aux élections locales pour les étrangers hors UE.
Sur l'éligibilité : le programme n'en parle pas, le PG est pour. L'accord PS-EELV propose aussi l'éligibilité.
 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 09:01

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L’hôpital public en danger

Avec l'accélération des suppressions d'emplois dans les hôpitaux publics et les avantages croissants accordés par la droite aux cliniques privées, le service public hospitalier est à l'agonie. Face à cette destruction programmée, les luttes se multiplient, avec non seulement les personnels mais aussi les élus et la population. Une journée nationale de mobilisation est ainsi prévue le 2 avril prochain.
Plan hôpital 2012 : des suppressions d’emplois inédites
Nicolas Sarkozy a fixé en avril 2008 l’impératif d’un retour des hôpitaux publics à l’équilibre financier pour 2012, sans nouveaux financements possibles.
Pourtant, la droite a délibérément organisé la faillite financière des hôpitaux publics, en laissant filer leurs déficits pour cause de sous financement : 189 millions en 2006, 479 millions en 2007, environ 1 milliard en 2008, soit des déficits multipliés par 5 en 2 ans. Conséquence logique, la dette des hôpitaux grimpe aussi en flèche : 201 milliards en 2008 contre à peine 8,2 milliards il y a 10 ans.
Pour combler son déficit, chaque hôpital a dès lors l’obligation d’appliquer un plan de restructuration. La masse salariale représentant 70 % de la dépense des hôpitaux publics, ces plans consistent principalement à supprimer des emplois. En application de ce plan, pour la première fois en 2009 les hôpitaux publics ont perdu 10 000 emplois en France et 10 000 emplois supplémentaires en 2010. Et ce n’est qu’un début, puisque compte tenu des déficits structurels des hôpitaux publics (pour cause de sous financement), ce sont 15 000 emplois supplémentaires qui seraient supprimés en 2011 selon la Fédération hospitalière de France.
Ces suppressions d'emplois interviennent alors que le volume d'activité des hôpitaux s'accroit (+ 13 % en 2010), ce qui conduit à des situations intenables pour les personnels. Du fait de la pénurie de personnel, 14 % du personnel soignant a déjà des amplitudes horaires de travail qui dépasse 12h d'affilée.
Exemples de plans de restructuration 2012 :
-    AP-HP : 4 000 suppressions prévues d’ici 2012   = hopitaux psy
-    Hôpitaux de Lyon : 800 postes supprimés d’ici 2013 (déjà 200 en 2009)
-    Nancy : moins 650 postes prévus (soit près de 10 % de l’effectif)
-    Le Havre : 387 suppressions prévues (150 emplois supprimés dès 2008)
-    Caen : 208 suppressions prévues
La prime aux cliniques privées
Dans le même temps, la loi Bachelot a renforcé la place des cliniques privées qui devraient largement profiter de la saignée de l’hôpital public pour gagner encore des parts de marché. Or la France a déjà le record d’Europe pour la part du privé lucratif dans l’activité hospitalière : 34 % contre 25 % en Allemagne et en Italie et même 0% en Belgique et aux Pays-Bas où le privé lucratif est interdit. D’ores et déjà dans 70 villes françaises, le secteur privé est en situation de monopole sur certaines spécialités de chirurgie, ce qui oblige les patients à subir des dépassements d’honoraires non remboursés (66 % des dépassements pratiqués en cliniques ne sont pas couverts par les complémentaires santé).
Le taux de rentabilité des cliniques privées atteignait 16 % en 2005, permettant la distribution d’énormes dividendes à leurs actionnaires. La Générale de Santé a par exemple distribué en 2007 un dividende exceptionnel de 420 millions d’euros dans le cadre d’OPA réalisées sur d’autres cliniques. Le groupe privé avec ses 175 établissements continue de voir son chiffre d’affaires progresser (+3,1 % en 2009).
Loi Bachelot : marchandisation et mise en concurrence de l’hôpital
La loi Bachelot (votée au printemps 2009) ouvre aux établissements privés la possibilité de choisir à la carte les missions de service public qu’ils veulent exercer.
L’objectif est d’accroître la concurrence entre établissements (publics et privés), mais sans que les mêmes obligations soient imposées au privé.
Le privé lucratif sera ainsi libre d’exercer les missions les plus rentables en laissant au public les missions les plus complexes et les moins rentables notamment l’aide médicale d’urgence.
Par exemple, l’hôpital public fait face au débordement croissant des urgences avec 16 millions de passages par an dont plus de la moitié devrait relever de la permanence des soins (c'est-à-dire des médecins de garde qui disparaissent depuis que la droite a mis fin en 2003 à l’obligation pour les médecins de participer à la permanence des soins)
Organisation et tarification sur le modèle du privé
A travers la convergence tarifaire public privé et la systématisation de la tarification à l’activité prévues dans la loi de financement de la sécurité sociale (la loi Bachelot fait l’impasse sur le financement de l’hôpital public pourtant critique), le gouvernement accélère par ailleurs la mise aux normes de marché des hôpitaux publics. La tarification se fera désormais au volume d’actes, sans tenir compte de la qualité qui peut varier pour un même type d’acte, ni des complications éventuelles liées à certains patients. Censé inciter à la productivité, ce système de tarification inspiré du privé conduit à un sous financement chronique des hôpitaux publics qui reçoivent les publics les plus difficiles (et notamment les multipathologies des personnes âgées et des SDF). Pour financer ces missions de service public, une dotation est prévue mais son niveau est calculé par défaut en fonction de ce qui reste sur l'enveloppe nationale une fois que les autres activités de soins ont été financées. Faute de garantie de financement de leurs missions de service public, les hôpitaux ferment donc massivement des lits pour maximiser les taux d’occupation. Cela conduit à des pénuries périodiques de lits et à des risques de crise sanitaire dont les plus pauvres seront les premières victimes. Cette convergence avec le privé va amputer à terme les hôpitaux de 30 % de leurs crédits. Prévue pour 2012, son application intégrale est finalement étalée jusqu'en 2018 suite aux dégâts qu'elle a déclenchés.
Avec la loi Bachelot, la gouvernance de l’hôpital public sera désormais calquée sur le modèle privé avec un directoire et un conseil de surveillance, où les usagers, les personnels et les élus locaux sont marginalisés.
L’autonomie apparente des hôpitaux est renforcée avec la possibilité pour le directeur de moduler les rémunérations des personnels ce qui va conduire à l’instauration d’un véritable marché des personnels au détriment des hôpitaux déjà en difficultés. Elle va accélérer le pillage de certaines spécialités médicales par le secteur privé et l’impossibilité pour l’hopital public d’offrir à tous l’accès à certains actes (allongement des listes d’attente avec comme seule alternative le privé et ses gigantesques dépassements d’honoraires).
Cette convergence du système public vers les normes du privé se fait au détriment des missions de service public des hôpitaux, obligés de les rogner pour survivre financièrement. Les établissements vont en effet chercher à sélectionner les malades et les pathologies, en se concentrant sur les plus rentables et les moins complexes. Dans de telles conditions l'hôpital public n'est plus en mesure d'offrir l'ensemble des traitements et des techniques permettant de traiter toutes les pathologies. Cela menacera aussi la formation des praticiens via les CHU, ce qui induira une privatisation de la formation du corps médical dans certaines spécialités, avec des inégalités accrues dans la qualité et la continuité des soins.
Le privé coute plus cher et soigne moins bien
Cette politique de privatisation est menée soit disant pour réduire les dépenses de santé. C'est une imposture intellectuelle.
La convergence tarifaire avec le privé et la tarification dite à l'activité sont destinées à créer un marché des soins qui sera inflationniste en terme de dépenses tout en réduisant la qualité globale des soins. Cette politique conduit à étendre aux hôpitaux la logique de paiement à l'acte de la médecine de ville, avec le risque de multiplier les actes sans utilité médicale. Cela a déjà commencé aujourd'hui avec la multiplication pas toujours justifiée des césariennes, des endoscopies, des pacemakers, des angioplasties…
aux Etats-Unis, où la santé est largement privatisée, les dépenses de santé représentent 16 % du PIB (69 ans d'espérance de vie “en bonne santé”, 30e rang mondial, données OMS), contre 11,4 % en France (72 ans d'espérance de vie “en bonne santé”).
Restructurations à la hache et liquidation des hôpitaux de proximité
Sous couvert de mutualisation et de mise en réseau des soins le gouvernement utilise les nouvelles « communautés hospitalières » ainsi que les désormais toute puissantes « Agences régionales de santé » (ARS) pour accélérer le recul de l’offre de soins. Il détourne ainsi les objectifs positifs de mutualisation et de décloisonnement qui sont pourtant urgents, compte tenu de la complexité et des inégalités du système de santé.
Le dévoiement voulu de ce système permettra notamment de dissimuler la poursuite de fait des fermetures d’établissements, en les vidant de la plupart de leurs services et en maintenant l’illusion de leur survie via une mise en réseau avec les plus gros hôpitaux et notamment les CHU.
100 000 lits d’hôpitaux supprimés depuis 10 ans
Diminution drastique du nombre de maternités :
1 379 maternités en 1975 / 694 en 2001 / 617 en 2007 / 584 début 2008
= un baisse de 60 % du nombre de maternités alors que la population française a augmenté de 18 % dans le même temps
D’ores et déjà près d’un quart des départements français n’ont plus qu’une ou deux maternités publiques :
8 départements ne comptent plus qu'une seule maternité publique : Haute Corse, Creuse, Gers, Haute-Loire, Lozère, Pyrénées Orientales, Tarn et Garonne, Haute-Saône)
• 15 autres départements n'en comptent que 2
Ces fermetures de maternités multiplient les risques sanitaires liés à l’éloignement (de nombreuses localités se trouvent ainsi à plus de 45 minutes de l’hôpital, délai considéré comme critique en cas de complications de grossesse).
Une autre politique de santé publique est possible
Extraits des propositions du Parti de Gauche :
- arrêt de la casse de l'Hôpital public par les agences de santé et moratoire sur toutes les fermetures de services et d'établissements
- plan de financement qui prenne en compte les besoins des citoyens, à partir de véritables diagnostics de territoire réalisés avec la population et les syndicats des personnels de la santé.  Avec les collectifs locaux d'usagers et de professionnels, avec les syndicats,  partout en France  nous nous battrons au parlement et dans la rue pour un financement solidaire de la santé et de la sécurité sociale.
- augmentation des dotations publiques pour les centres de santé
- suppression des franchises et des déremboursements et remboursement des soins à 100 % par la protection sociale solidaire
- création d'un pôle public du médicament pour en finir avec les scandales comme celui du médiator qui illustre la main-mise du capitalisme sur le marché de la santé, au prix de la vie de nombreux patients.
- refus d'appliquer la directive européenne « services », qui prône la concurrence en matière de santé
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Texte Libre

Mes écrits, mes pulsations mon âme, mes images, merci de les laisser, ici, dans mon nid d'être.