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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 16:47

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et c'est précieux de tenir à la vie,

car sans crier gare, on est surpris qu'elle vienne tendre sa menotte,

comme çà sans le faire exprès,

cela sent le Printemps, son bel habit de jaune,

encore un peu de soleil, et les narcisses belles,

pas de frimousse de l'écureuil aujourd'hui avant qu'il ne se cache derrière les feuillages,

du repos bon, de la vie ce midi au soleil, c'est bien,

mon travail est si bon, en amoureuse de vie,

que des bonus des primes, tombent comme çà, ici, là, et là bas,

pas de chauffage ce jour, le feu du ciel chauffe plus,

et comme c'est agréable, cet air tendre, cet air pur,

et vivement ce linge a se sécher dehors, vivement sans attendre,

chaque jour est bon à vivre, bien vêtu réchauffé, le froid a ses attraits,

chaque saison à vivre, son petit coffre à bijoux, la Nature se pare,

quand on ne peut plus voir entendre un aimé qui souffre,

on est presque content quand il est délivré, sans sinistrose malsaine.

-

*levivre tes états de vie sans souffrances, sans plaies,

quand les bontés elles offrent des moments aérés,

merci merci merci, qu'est ce que cela fait du  bien.

-

la vie est ce passage du naître à décéder,

et c'est précieux de *levivre, cet état de vie en vie, vivant fait tant de bien...

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 16:46

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« …La vie a deux visages : un émerveillant et un terrible. Quand vous avez vu le visage terrible, le visage émerveillant se tourne vers vous comme un soleil.
Il reste d’une personne aimée une matière très subtile, immatérielle qu’on nommait avant, faute de mieux, sa présence. Une note unique dont vous ne retrouverez jamais l’équivalent dans le monde. Une note cristalline, quelque chose qui vous donnait de la joie à penser à cette personne, à la voir venir vers vous. Comme la pépite d’or trouvée au fond du tamis, ce qui reste d’une personne est éclatant. Inaltérable désormais…
Toutes ces choses impondérables qui rôdent dans l’éclat d’un regard, passent par un rire, par des gestes, qui faisaient que la personne était unique, reviennent à vous par la pensée.
Ceux qui ont disparu mêlent leur visage au nôtre. Nous sommes étroitement liés, souterrainement, dans une métamorphose incessante.
C’est pourquoi il est impossible de définir aussi bien la vie que la mort. On ne peut que parler d’une sorte de flux qui sans arrêt se transforme, s’assombrit puis s’éclaire de façon toujours surprenante.
La mort a beaucoup de vertus, notamment celle du réveil.
Elle nous ramène à l’essentiel, vers ce à quoi nous tenons vraiment. «

Christian Bobin

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 16:27

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Une journée qui connaît les jours d'après,

ce 3 Février, le 4, le 10, et les autres,

des photos sur le téléphone,

des fleurs, son tas de cendre en coeur à la vie,

la beauté des petits arbustes, le gazon vert,

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une photo demandée à ma nièce,

de début Janvier,

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chacun fait comme il peut avec des photos de vie,

celle la toute dernière, d'autres entre deux, celles d'avant,

le tout réel à vue d'image réelle, me guide vers ses souffrances si vives,

à ma mère,

A PRESENT, elle est en paix avec le monde terrestre et ne souffre plus.

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les jours d'après sont bien plus douloureux,

quand certain alentour, use encore de bêtise inhumaine,

certains diront d'indélicatesses,

je parle de brutalités verbales...

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alors c'est bon d'être à distance, à l'abri,

d'être épargnée de jours d'après plus lourds,

c'est bon de deuiller comme çà,

en me laissant faire avec mes ressentis,

parfois blancs parfois noirs, mais pas gris...

-

n'étant pas intellectuelle, hors troupeau,

j'aime me laisser aller qu'à moi,

comme si comme çà,

parfois dans une ballade, la mer beaucoup ce week,

parfois in little home proprette, le bois me dorlote,

me laisser envahir de mes ressentis, mes états d'âme,

parfois, quelques mots, parfois des appels téléphoniques,

pour partager ce qui peut l'être, m'entendre parler de ma mère,

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sa voix il y a seize jours...n'est plus...*et c'est fort bien pour elle,

son état de santé fallait qu'il la laisse tranquille,

elle s'est tant accrochée à la vie, tant et tant,

pour nous protéger encore, nous les enfants, et ses petits enfants...

PAR SON ATTENTION A CHACUN...

elle s'en faisait tant pour les autres, à commencer par son époux devenu fatigué par elle,

disait-elle...

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c'est bon de remercier ce qui fut reçu.

-

 

 

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 21:51

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Quand retrouver en pleine forme, mon fils, ce grand et beau jeune homme autiste,

mais comme c'est merveilleux,

avec la nouvelle personne, cela se passe fort bien, soulagement,

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et au retour, c'est émouvant quand la main rentre vite et se précipite vers la seconde fleur de la jacinthe prisonnière, c'est bon d'écarter les feuilles, de lui permettre de reprendre des souffles,

*levivre,

c'est pour toi que je vis,

*levivre ses merveilles, sa magie de l'instant, dans la beauté d'aimer, ses bontés savoureuses.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 21:38

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La clé s'ouvre le petit jardin, la raclette pousse les mousses tombées du toit, la main vide deux pots gorgés d'eau, une quinze absente aux plantes sur la terrasse, un cyclamen reviendra t il à lui,

des tiges de narcisses, les oiseaux chantent, cela fait du bien,

les moments sont en quête de lumières, et ils happent la moindre petite lueur qui se donne à vivre,

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des courses avec joies, et déjà, une palpite, un monsieur en situation de handicap, employé à mettre en rayons, mon coeur se serre,

plus loin c'est une jeune fille en situation de handicap avec sa mère,

et aussi une jeune femme ses deux enfants, et ses grand parents, c'est touchant,

sans que les gens s'en rendent compte, mais qu'est ce qu'il y a des mille vies qui se croisent, sans se voir bien souvent,

alors quand une vue se croise, un échange, un sourire,

le panier d'osier est content, il roucoule sa paille,

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on ne peut pas dire que les poudres de perlin pimpin, l'accélérateur halucilogène de la Toto, ne font pas le max, pour éclairer le chemin,

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et quand un éclair sombre cisaille, une tristesse infinie, je ne la reverrai plus, c'est fini, les larmes sont là dans le nez, dans les yeux,

une vie c'est sacré, c'est bon d'en prendre soin,

de la sienne, des aimés, des ceux croisés, des ceux qu'on ne verra plus, des ceux qu'on reverra encore, qui peut savoir si on revoit ou pas...

la vie décide tellement.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 16:22

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Un réveil tôt, des pensées sombres,

le rendormissement,  puis l'éjection en joies de *levivre ce jour,

des pieds marchés, u papier à apporter au foyer,

l'aller retour joyeux, sans obligations jusque 19H30,

manger sur la place au soleil, quels bonheurs,

les oiseaux chantent, les sourires, la joie pure, un ciel bleu,

la maison sa proprette, c'était fort obligé,

même la Toto est propre,

un appel vers le Nord, quelques dix minutes suffisent,

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cette fois ci, je n'entends pas sa voix, elle n'est plus là,

je le sais bien,

mais c'est la première fois que j'appelle sans que ma mère soit là,

ou absente car à l'hôpital,

apesanteur, grande pesanteur, silence, vol plané, atterrissage,

le petit coeur palpite,

c'est heureux qu'il soit là,

mon intérieur qui vibre...

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 23:12
3 janvier 2017

Le 30 Décembre 2016,

quand j'embrasse ma mère pour lui dire aurevoir?

les os de son visage sur mes joues,

ses yeux bleus me regardent,

à nous deux, rien qu'à nous deux,

elle m'a appris d'une voix paisible,

que le docteur et elle avancent vers son décès,

elle est chez eux, encore, depuis treize jours, ce jour ci,

impossible d'écrire, peut être ensuite...

c'est un déchirement tel de perdre sa mère si proche...

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et quand son visage s'éclaire devant le pot de Noël de jacinthes,

quand il rit quand elle me dit qu'elle souhaitait me téléphoner et s'est endormie sur le répertoire, quand j'ai sonné à la porte, quand j'ai pensé aux urgences encore quand personne n'ouvrait, quand j'ai appelé les urgences, personne de son nom, quad j'ai téléphoné sa voix si faible, mon père en courses,

quand j'ai resonné, elle est venue si péniblement m'ouvrir, que j'ai claqué la porte en partant comme j'aurais aimé la fermer en douceurs...tu m'en fais voir de toutes les couleurs la vie, mais je ne peux m'arrêter de t'aimer...

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et je n'ai plus de mots à écrire, tant ils seraient nombreux ils se pressent, mais si calmement si paisiblement,

ce fut d'extrêmes douleurs ces jours de fin d'année,

mais faut croire qu'encore une fois, ils m'ont ouvert la porte d'un 2017,

que je souhaite VIVANT, Ô oui VIVANT, pour chacun!

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 23:08

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23 novembre 2016

Mon petit oiseau en moi, si dépourvu, si le bec serré, devant toi, si l'envie de soulager tes souffrances quand par trois fois tu cries ta douleur vive en haut à gauche,

mes petites ailes si fragiles tentent de se déployer pour prendre soin de toi, toi qui prit tant soin de moi, en maman au foyer, mes retours de classe, nos papotages dans le divan, tes interdits c'est vrai, mais aussi toute cette maison offerte par ton coeur à demeure, les allées de fleurs, la prairie derrière, ton enfance de guerre dans les Vosges,

mon petit duvet il a souffert si fort, mais comme c'est ingrat la vie, de nous la reprendre comme çà, en un claquement d'ailes,

ma mère, ta main tiède m'a étonnée, ta jambe que tu as souhaité que je touche pour constater, si dure, ce fut rude, ce fut Là, encore Là, ton visage, je l'ai en moi, mais pourquoi faut il que ce soit celui là qui s'offre à ma vue, l'envie de ressortir fort vite des photos d'il y a cinq ans, avant cette épouvantable accélération de soucis graves successifs en santé,

mais pourquoi la maladie, toutes les misères du monde, pourquoi? quel sens *lesouffrir?

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Ma petite chérie, comme je t'aime, comme j'aime regarder ta petite bouille dans mon portable, quel bonheur cet achat fait il y a peu de temps, il était temps,

je te vois marcher, parler avec moi, dans nos sorties dehors, tes cuicuis après les miens, tes petits mots que tu répètes après les miens, mon amour, je remercie le ciel pour ta présence si douce, si belle, si généreuse de tes sourires et rires, qui envole mes petites ailes qui prennent des forces.

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mes quatre vingt sept ans, mes vingt mois,

en moi cela bouscule, de joies de vous revoir, chaque seconde précieuse avec toi ma petite chérie,

ma mère, je souhaite que la vie la laisse enfin tranquille, c'est bien trop long, c'est bien trop inhumain, d'en arriver à voir sa mère pour qui la vie y est tellement dans l'esprit, dans ses partages, mais que son corps abandonne, il la lâche le vilain,

c'est épouvantablement douloureux d'accompagner un proche quand ses jours sont une seconde à vivre encore, si difficilement, impossiblement.

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mes mains se joignent, et prient, la vie laisse ceux qui souffrent tranquille, offre leur le doux repos, personne ne mérite de souffrir.

La vie c'est bien autre chose.

C'est cette étoffe sensible avec les pleins précieux en mailles uniques au goût de chacun, et que le beau et le bon dominent, écrasent, les vilaines matières de méchanceté, non sensibles.

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 22:45

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Merci pour La vie et ses consolations.

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 22:13

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Le petit vase de verre sa jacinthe rose qui grimpe sa fleur pimpante, la seconde dans ses feuilles, nichée

à côté s'est invité un verre haut avec cinq tulipes jaunes qui barbotent et rayonnent,

la vie vit, me vit, est en vie, je suis en vie, et c'est bien,

le silence avec le Nord depuis cinq jours,

tant de souffrances encore le temps des pompes funèbres, avant le funérarium, avant et après les cérémonies,

des maux inutiles créés par des brusqueries, des mots déplacés, des insensibilités, des non vues réelles de mon père,

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la vie fera voir par devant ce que l'avenir révèlera encore et encore...

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le coin d'ici est si charmant, la vie s'y vit à pleines gorgées,

et comme cela sauve, et comme cela fait du bien où cela passe,

et comme l'amour en plein dedans ici fleurit de partout en cette presque fin d'hiver d'un 18 degrés aujourd'hui au soleil,

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bien plus encore, il m'est devenu impossible de voir, entendre, les bêtises dites humaines,

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mon coeur se tourne bien plus encore vers la justesse de l'amour qui fait du bien,

l'amour c'est juste pour aimer, porter attention, prendre soin, souhaiter voir heureux.

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Texte Libre

Mes écrits, mes pulsations mon âme, mes images, merci de les laisser, ici, dans mon nid d'être.