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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 12:45

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8h le volet se lève, et presque en retard déjà pas trop de temps à perdre, pour aller la cueillir la vie dans son lever,

une orange, deux yahourts, une tranche de pain norvégien aux fruits, un thé, puis un autre, les chênes sont grands encore là, toujours là, et  c'est bien,

un petit pot des narcisses de amis reçus il y a quinze jours, une troisième invitation est lancée, il était temps, après ces neuf bouts d'années ici, après nos partages dans le salon de thé, sur le trottoir, en se croisant, comme çà,

puis un thé blanc, le journal, le laisser couler tendre doux presque un peu trop mélancolique,

des rappels en souvenirs cette nuit,

un décès chamboule, déboule, met en lumières des souvenirs, c'est bon de se laisser aller à regarder ce cinéma intérieur, qui glisse des missives, des lumières,

un mois et demi après, je sais bien que je ne suis plus celle d'avant le deuil, tant de mises en lumières, tant de chocs inutiles, mon deuil peut cette fois prendre sa belle place, la douleur de l'être aimé, l'arrachement, pour ce midi, je me sens triste, fort triste, et ma solitude m'aide et me remplit de capacités de *levivre ce deuil, un repas en extérieur, seule, dans du bruit, de mots, de musique, presque incommodée par tant de vie, dérangée par tout cela,

et puis le petit bois au retour illumine, avant de repartir tout à l'heure,

le sourire sur le minois de la toto nettoyée de bien trop lourds, comme elle aime s'émerveiller encore et encore, par les beautés, les bontés, en amour,

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et puis comme je ne souhaite considérer et aimer que mon propre deuil d'enfant pour une mère, j'ai évacué toute capacité d'entendre celui d'un conjoint gai d'enfin faire comme il veut...

alors dis, c'est çà le monde, c'est penser enterrer le vivant pour *levivre libre son temps,

mais quelle horreur cette vie là,

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quand la respire si facile dans le moindre souffle, la moindre intonation belle tendre d'une bise jolie, d'un éclat du soleil, d'un bruit d'un oiseau sur sa branche, de l'assourdissant d'un escargot qui trottine,

et comme c'est bon, après un mois et demi, de ne pas ressentir le besoin d'un lieu, d'une plaque, d'un monument pour y glisser mes respirations aimantes,

ma mère tu es décédée, et morte tes restes sont vivants, que j'en oublie tes cendres, ce choc me semble loin,

je ne retournerai plus près des petits arbustes, rttegarder ce sol de pelouse, et revivre cet irréel du 10 Février,

j'ai vécu avec toi des années, puis à distance de kilomètres des années,

arrive ce temps à avancer ensemble d'une autre façon pas terrestre, et c'est bien beau.

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et ton visage du 10 Février a déjà disparu, il faudrait que je fasse des efforts pour le retrouver dans mon album de vie, mon âme me projette parfois des images fort belles, tes traits détendus souriants, et comme tu es jolie, maman.

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 17:53

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Et puis je lis, sur des bouts de rien,

et happée, à toute vitesse, par les délicatesses, les tendres de vie,

et cela fait résonnance,

j'aime profondément les petits riens qu'habités par la vie pure,

et comme c'est bon et joli,

et comme cela fait du bien, ces froufroutis de vie...

comme j'aime *levivre...

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 17:25

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C'est bon de retrouver les branches de jacinthes roses du jardin des années passées, les tiges du forsythia, dans une flûte à champagne, près de l'assiette de verre avec l'orange et les clémentines,

c'est bon de revenir du bord du lac, un café avec une amie de la côte, celle qui avait quitté son travail d'ici pour la côte, et qui revient en travail ici,

c'est bon de sentir la bonne odeur des légumes qui cuisent pour ce soir, le poisson du marché d'hier patiente,

c'est bon de calme, après un appel téléphonique avec une amie du Nord, mon oreille à l'entendre,

c'est bon d'avoir descendu la plante de tout de près du nid des hirondelles, les feuilles trouées, d'avoir coupé, replanté des tiges, et d'avoir trouvé quatre chenilles vertes,

c'est bon de me dire que demain c'est loi, il y a encore cette fin de journée de presque le Printemps et si chaude, avant la soirée, et la nuit,

c'est bon de voir le bois tranquille, la lumière dedans, le ciel bleu,

c'est bon de jeter un oeil rapide sur tout ce chemin derrière qui n'est plus à faire,

c'est bon de me contenter de *levivre ses tendres, le plus possible...

c'est bon de l'écrire tout ce bon,

c'est bon de simplement l'écrire tant le simple est joli.

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 10:33

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Je voulais continuer d'aimer, et comme c'est joli de se rester vivant dans ce monde qui n'aime pas...

 

Hier après midi, un moment son sonné, un grand espace dans le temps, avant de s'émerger, encore, dans les ondes leurs belles de s'exister vivant à aimer tant aimer,

alors quand après un mois et dix jours, le deuil chemine ses jolis, ses chagrins, ses joies, ses tas de choses humaines, ses passés, ses présents des derniers mois d'avant,

c'est encore des chocs que d'entendre, le père, le dit époux sur le mortuaire,

c'est bon de couper court, de refuser d'entendre l'inentendable, l'irrespect,

c'est incroyable et fou, soixante deux ans morts,

 

Je voulais continuer d'aimer, et comme c'est joli de se rester vivant dans ce monde qui aime mal...

 

Et nous trois vers Paris, et avec Imani, et avec les enfants, et comme cela fait du bien, sans devoirs, sans contraintes, juste à aimer aimer,

puis revenir ici, et selon les envies, être seul, être à deux, être à trois, ou à plus,

car c'est fort impossible la longueur des années, alors parfois cela casse, des temps longs hyper longs, on regarde vers ailleurs, on aime très fort ailleurs, puis le destin étrange, fait aimer autrement de douces vérités, dans les beautés d'aimer, dans des désirs leurs forts,

d'avancer son parfois, quand l'envie belle et vive, être mort c'est terrible bien avant l'arrêt de coeur,

alors, exiger fort d'être aimé, pour de vrai, sans des faux sans des riens,

aimer est un bel Art, qui rend joli tellement...

 

Je voulais tant et tant continuer d'aimer, et comme c'est joli de se rester vivant dans ce monde qui parfois préfère haïr qu'aimer...

 

Comme c'est un joli sens de souhaiter aimer, aimer une belle quête toute sa vie pendant, dans les joies si splendides le minois resplendit l'être se veine bon,

on souhaite aux aimés d'aimer et être aimé,

 

Je voulais tant et tant que tu aimes, sois aimé...

 

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 16:57

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Quand le grave bien trop grave, comme cela fait du bien de la légèreté,

bien plus encore quand la vie décide parfois de ses graves pas choisis.

C'est bon de se dévêtir de sa besace quand elle se fait trop lourde sa toxique,

et se retrouver à nu, soi, pour s'exister allégé.

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 16:45

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Un rempli d'un grand vide, au réveil ce matin,

l'obligation à se booster pour un obligé à St Nazaire,

et puis à mesure, des heures, cela se remplit de beautés,

vers 11h30, retrouver le petit bourg ses bonnes ondes,

légère, propulse, donne des regards attendris à partager,

demain vers ses deux ans,

qui semblent deux années, cela est ni très près ni très loin,

vingt quatre mois si remplis...

de joies, de peines, de jolis de moins beaux, de bons de vilains...

levivre!

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 14:46

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Il a plus peur, le jeune homme autiste,

il travaille avec la neuropsychologue comment faire pour se calmer quand une peur...

et cela n'a rien d'étonnant, après ces deux derniers mois,

à tenter de vivre encore, quand levivre indigeste,

plus et plus encore,

c'est bon de ne pas être inquiet, seulement prudent, ouvrir bien les yeux, tenter de voir juste,

partir vers ses deux ans, après demain, cela envole, cela donne des joies, cela est bon.

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 12:50

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le petit bois derrière est d'une telle lumière, qu'en face à face avec lui le noir devient si clair...le petit bois derrière est d'une telle lumière, qu'en face à face avec lui le noir devient si clair...

le petit bois derrière est d'une telle lumière, qu'en face à face avec lui le noir devient si clair...

Quand les nuits se succèdent en dormant de plein de bel élan qui retrouve l'équilibre en paix,

cela fait bien du bon où cela passe, pour la journée,

la main pousse le volet en tempête qui demande des forces au réveil,

cela souffle de partout, et comme c'est joyeux de mesurer comme les éléments en intérieur sont bien posés et tranquilles et bien à leurs places,

les pas ont des ailes, la Toto qui devait partir vers la mer chez une copine, fait le choix de rester à l'abri du bourg qui ventile déjà énormément, tant vole, un beau ceriser cassé sur la route du petit café avant midi, on fait attention aux éventuels projectiles,

il semble qu'à ce treize heures, le bois soit calme, parfois encore un peu remué, mais plus rien à voir avec son matin,

poufdeouf,

c'est qu'il faut aller chercher le jeune homme autiste cet après midi pour son RV avec la psychomotricienne, et le vent peut tant bousculer la Toto ses quatre roues,

ô mais quand même c'est un tout un art d'être en forces pour le tenir son volant de vie,

et ce matin, les énergies sont pulvérisantes pour des beaux des bons trucs, et comme cela fait du bien.

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 21:24

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On ne revient jamais en arrière,

alors c'est essentiel de vivre sa seconde,

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hier il y a eu un mois, le décès de ma mère,

et ces derniers jours, et ces derniers mois,

que je peux avaler, impossible,

chacun mérite tant le plus d'attentions possibles,

en fin de vie,

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je ne suis plus la même,

je sais tant à présent qu'on ne peut pas bouger certaines pensées,

quand elles refusent de se regarder, se remettre en questions,

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c'est heureux que cette excellente soirée d'hier soir,

parfois je suis triste encore, des remontées dans la gorges, les larmes,

pourtant le dernier antibiotique ce soir, neuf jours,

semble avoir réussi à abattre les virus contents d'avoir trouvé une cible faible,

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un troisième couple sera invité dans quinze jours,

le jeune homme autiste apprécie,

c'est que c'est pas rien, de changer de région, et brindiller son nid,

cela prend longtime, parfois neuf ans...

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 19:44

Des amis, le second couple invité depuis neuf ans, dans cette région de l'Ouest,

minuit,

et le lendemain, le jeune homme montre des comportements plus castagneurs,

il faut croire qu'il grandit encore,

puisqu si bien ce soir, à son retour foyer,

et puis sa petite nièce avec son regard vif par skype,

on la revoit dans cinq jours,

ma petite chérie, que je t'aime si fort.

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Mes pensées vers ces générations abîmées par la guerre, par des faits et des faits,

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alors quand on ne craint pas d'être tué, de ne pas manger, d'être envolé de la case d'enfant à adulte, sans explications que la survie,

on a bien de a chance,

de *levivre en amour son temps,

et véhiculer l'amour est une nécessité,

aimer aimer sauve!

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Texte Libre

Mes écrits, mes pulsations mon âme, mes images, merci de les laisser, ici, dans mon nid d'être.