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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 17:51

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Après... c'est soi,

et c'est terrifiant, de penser à cela,

et c'est bouleversant quand je pense à la lutte de ma mère avec la mort, elle s'est battue jusqu'aux extrémités d'elle, quelle chance j'ai eue de l'avoir elle au téléphone, ses ressentis sa vie d'elle dans son présent confiée par elle, ses trois dernières années et demi furent si douloureuses,

-

alors, c'est bon, de penser que la vie,

ses meilleurs, ses beautés, ses bontés,

mais comme cela fait du bien,

c'est gai de s'émerveiller chaque moment cueilli,

et ce matin mes pas heureux de regarder mon portable,,

le téléphone indique mon chemin,

le parapluie dégoulinant,

perdue dans l'île de Nantes...

 

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 17:29

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Nantes un RV, je le poursuis par une omelette, envie de vie autour, sur la Place Graslin,

un appel de mon frère, appelé à 7h ce matin par mon père qui vient ENFIN chercher de l'aide, visualise que ses forces physiques manquent, qu'il est incompétent SEUL,

le retour par la pluie battante, des images, un café cela réchauffe le coeur chez Isabelle, mon appel chez EUX, entendre sa voix radoucie, son acceptation de lâcher prise, m'apaise,

comme mon frère, je souhaite que soient respecter ses paroles, *décéder dans sa maison,

et les larmes m'encombrent dans l'instant d'écrire ses mots entendus...

ALORS, il faut absolument que des relais se succèdent...

ma mère au bout du fil, de brefs instants, mais pleins de lucidité, en présence forte, même si sa voix plus forte encore, même si j'entends par mon frère qu'elle est absente vingt cinq minutes sur trente..

quelle jolie grâce que ces quelques minutes, pour entendre: *C'est Annick!  j'ai mal, j'ai mal aux jambes, j'ai mal aux genoux...et JE LUIS DIS AUREVOIR, BISOUS...

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je viens de raccrocher, apaisée,

le docteurE accepte l'hospitalisation à domicile,

tous les médicaments sont arrêtés,

elle a prescrit de la morphine,

pour qu'elle souffre moins, dit-elle, et pour qu'elle s'endorme peut être doucement...

mon frère s'occupe des personnes relais,

pour qu'elle soit un peu moins seule, qu'elle ait une main chaude, un regard, une attention, des yeux quand elle ouvre encore les siens...

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Rudesse de la vie,

demain je suis chez le dr psychiatre, avec mon fils autiste, moins bien, depuis ce mois de Janvier...un tel pot pourri d'évènements déstabilisants,

et je me dois d'être au plus près de lui, encore, demain, pour entendre ses angoisses, et espérer qu'elles le quittent...

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je vois, posées, sur la table du salon, chaque petite plante, que mon fils apporta à sa mamy, lors des remontées dans le Nord,

je vois son lit d'hospitalisation dans le séjour, revenu avant Noël, je ressens ses joues si creusées, ses mains si froides, quand toute cette vie fout le camp,

et j'ai en moi, ses mots, quand elle me parlait de leurs plantes, à eux deux, petit fils et mamy,

et comme c'est beau tout cela, et comme c'est grand tout cela, et comme cette force de vie me vit et m'accompagne,

A VIE...

-

le sablier de la vie, grain par grain, lui seul décide...

et comme la vie décide bien trop

et je m'incline devant la puissance de la vie,

et je pense à tous ceux qui souffrent...

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 22:18

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C'est effroyable, à distance, serait ce plus simple, à quelques kilomètres?..

mon père décroche, donne des nouvelles dans ses ressentis qui n'en peuvent plus, se montre agressif quand je souhaite avoir ma mère au téléphone, comme si c'était lui le tuteur en contrôle de sa vie,

mais c'est insupportable une telle fin de vie...

dois je appeler son docteurE demain? je sais tant qu'elle refuse de repartir à l'hôpital,

mais je la sens en danger, si vulnérable, si isolée, si seule,

dois je respecter ses mots de ne pas appeler un médecin au sujet de sa santé, elle avait tant critiqué mon geste quand j'avais appelé son cardiologue, il y a trois ans, à l'hôpital,

mon coeur balance? mon âme a mal?

ô mais que oui,

et le bonheur de nager un kilomètre et demi, de terminer en bulles douces, entrecoupés, de la voir dans son séjour, sur son lit, dans son fauteuil, à la merci de la vie,

sans lui dire merci à la vie,

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ma mère a quatre vingt sept ans et 29 jours,

-

alors je pense, je me penche ce soir,

je hurle sans me faire mal, sans stress destructeur, je prie pour les enfants, malades, si fort,

les enfants sans parents, leurs innocences brisées par la vie,

mais comme je te déteste, *levivre, quand tu fais mal...

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mais pourquoi le mal sur la terre?

c'est tellement bon *levivant *le beau...

dans un je vous aime, vous,

vous que j'aime, en silence, dans mes intimités vivantes.

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ma mère quittera la terre, avec ses secrets, ses refuges, ses amours, ses douleurs, ses bonheurs, que seule ELLE a vécu,

on sait si peu d'un être cher, et c'est fort bien ainsi...

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la jacinthe dans le petit vase, je pense qu'elle sera rose, elle est si verte encore...

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 17:18

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Le bois s'enveloppe de noirs, il fait presque la nuit à ses dix huit heures dix huit minutes d'un 1er Février,

deux orchidées aux feuilles luisantes et grasses sommeillent, une autre sans plus rien, juste une racine verte, un autre pot de repiquage semble bien qu'elle soit mourue...

une autre encore en feuilles, et le corps il expire, le vert des feuilles tendres a ce pouvoir joli de relaxer le corps de la vider la tête de la mener ailleurs tout en restant ici,

des oiseaux crient dehors, ils ont moins froid leurs douze degrés,

et pour eux c'est fort bon,

parce qu'est ce que c'était beau, ce givre, cette glace le matin, les doigts gelés si chauds de *levivre l'hiver avec un coeur vivant, une grâce de vie.

Le bulbe de l'amaryllis reste vert, très dur, et je rêve déjà à sa future feuille bien verte, à la seconde, à sa renaissance...

En moi, me reviennent des multi visages de ma mère, puisqu'en regardant un album de naissance de ma fille, à ses deux ans, ma petite fille a bientôt deux ans,

son visage de fin d'année, n'est nulle part, me reste sur mon portable, une photo de mi Décembre envoyée par ma fille, ma mère si mal dessus,

et je ressens que déjà en moi, c'est sa vie d'être que je serre que je garde, que je bénis le ciel.

C'est incroyable une vie,

il est bon de *lavivre, pour savoir...

C'EST QUOI LA VIE?

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c'est un peu de tout çà,

c'est des poudres comme çà,

des belles des tristes comme çà,

c'est du cruel de vif on n'en veut plus comme çà,

c'est des beautés merveilles de l'amour à la pelle comme çà,

c'est se réveiller pas savoir ouvrir les yeux quand m'aime comme çà,

c'est le paradis l'enfer chaque jour voir des peines et des plaisirs comme çà!

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c'est quoi la vie?

c'est aimer l'aimer dans ses jolis!

c'est aimer propager de l'amour!

 

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 17:13

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Les brasses ce soir,

et si plus de 1, 3 km,

pour propulser la tête,

donner du blé à l'âme,

tonus au coeur vivant,

veiner son little corps,

de l'eau cette caresse,

pour le glisser le corps,

battre ses tintements,

à son dedans vivant.

Levivre son tout bon,

quand il offre des grâces,

et soulage le corps,

du bien trop lourd en bas,

et enlève les yeux,

pour cueillir les merveilles.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 17:10

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Je suis heureuse d'avoir eu au téléphone, ma mère, beaucoup, beaucoup, ces quatre dernières années, parfois chaque jour, parfois deux fois par jour, même pas pour me soucier de son état de santé, juste pour l'aimer comme çà, être au plus près, au bout d'un fil téléphonique,

car je l'ai eue juste deux trois minutes, à mon dernier appel,

silence, après les dires de mon père,

juste l'entendre elle, ses ressentis à elle, puisque c'est elle qui souffre des jours interminables de sa fin de vie qui ne la laisse pas encore tranquille,

elle me glissait qu'elle avait mal partout,

j'attends sa délivrance, que son être se repose enfin, d'une vie douloureuse.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 15:24

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Le nez au dessus de l'écran, je regarde les plantes, sur les petites tables,

et celle là, celle qui court ses feuilles autour d'un gros tuteur, et je réfléchis,

cela m'arrive parfois...

et je compte...

elle est décédée il y a vingt huit ans et demi, ma belle mère, et sa plante vit...

même si elle en avait vu de toutes les couleurs de sèves, quand mon fils autiste tenta de la porter vers le camion de déménagement, en la tenant par le tuteur qui sortit de terre, les racines aussi...

il en a fallu du temps, pour qu'elle pique du nez, puis semble morte, puis revive...

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saurai je avoir autant de chance de conserver vivantes, les orchidées de ma mère, qui sont si belles, c'est le souvenir précieux que j'aimerais conserver, chaque jour devant mes pas à marcher Little Home...

des objets que je ne vois pas chez eux, m'encombreraient bien trop,

dans ces pots d'orchidées, ou juste un me ravirait tellement, car son amour dedans pour ses plantes, sa main à arroser pas trop, comme il faut, sa Nature immense vécue en plein dedans des ans dans les Vosges de sa pré-ado,

d'ailleurs, je vais l'appeler, puisque sa voix je l'entends encore,

même si au bout de dix minutes, je déchiffre ses mots, je rentre mon oreille dans les fils,

sa voix devenue si fragile.

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 22:31

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C'est bon de se réveiller, ces derniers jours, de si beaux rêves, des cauchemars si violents,

 

et ressentir dans sa tête au tout profond, comme de l'innocence, du non savoir, du simple voir,

et laisser ses vues déformées, maximisantes, ou minimisantes,

et se laisser *levivre tout comme çà, sans se poser de questions à l'avance, sans tirer de leçons du savoir de la vie vécue qui sait peu, ou rien finalement,

et avoir encore cette joie immense en choisissant de remplir le petit vase vide,

et de sourire en choisissant une jacinthe dans un petit pot carré,

et d'aimer ce globe à ciel ouvert, si bon avec sa plante à odeurs fort bientôt,

et à savourer d'y mettre des fleurs, des mots, des odeurs bonnes, des baisers, sous globes à l'air,

et cela fait du bien cette accalmie du temps qui me permet d'aimer respirer,

et ce fut bon de rester finalement dans le bourg aujourd'hui et d'écrire lire et repasser,

et entendre une amie du Nord, son beau frère de soixante sept ans décédé en huit mois,

et se dire que la vie reste la vie cette imparfaite,

et rêver à un monde superbe en aimant dès que c'est possible,

et à apprécier ce calme cet amour ce soir encore,

et comme c'est bon d'être amoureuse,

 

c'est si bon de s'endormir, vers de si beaux rêves, en laissant les cauchemars au noir dehors...

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 10:30

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Suit un fort beau dimanche,

au Croisic le matin, son petit café, des pas, 

la mer est au plus bas, et comme c'est joli,

les coques couchées comme des chevaux las,

et l'esprit s'émerveille, avec des  oh des ah,

mais comme c'est joli, de lui donner de la vie,

encre encore encore, à ce fils qui est autiste,

tout est si tendre si bon si beau si inespéré...

alors quand vient de rompre ce beau week...

par son départ à pieds à 17h30,

il précise que c'est l'heure, et comme il est si bien,

j'ai cette bêtise aimante, quand il me dit et si 17H35, 17H40,

de lui dire *tu choisis,

et là le crack boumhue,

bien plus que du plaisir, c'est le vrai déplaisir,

non cadré, pas guidé par ce qui était prévu, dit, entendu, accepté...

et cela le panique tant faut croire encore,

il prend une bouteille d'eau pas ouverte, à côté de lui,

et d'un verre et de deux, à quatre quand il le dit,

faut tenter de l'extraire de son mal être de l'instant...

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puis le départ son fluide, même si il rappelle les faits,

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quitter le Foyer me fait mal, si mal, si douloureux,

des pas dans le petit bourg, un éclair acheté pour oublier l'orage, 

une fin de soirée, triste, à se dégouliner,

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et puis ce matin réveille de l'humeur belle et claire!

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mais comme c'est inhumain de ne pas accepter qu'il soit moins bien,

*un moment de la journée,

quand tout fut si dans un rêve tendre et délicieux de vie au plus près de l'amour gagnant,

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des lectures, écritures,

et l'envie de partir vers la côte ou vers Nantes,

le volant choisira,

bien avant d'aller le chercher pour la séance de psychomotricité!

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A ce jour!

Au présent!

A la force de vie qui donne tant de vie!

A remercier ce dépassement des souffrances d'hier soir, à penser au futur décès

A souhaiter pour chacun, le bon, le meilleur, la belle solution à un souci

A LA VIE

A LEVIVRE, mon amour...

 

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 20:34

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Un tellement beau samedi,

cet Estaminet chouette, Pontchâteau authentique,

et L 'Ascension à trois, un film si splendide,

Guérande ses remparts à marcher tout en bas,

un café Chez Léon, le coeur chaud fait du bien,

le jeune homme autiste si superbe si heureux,

mais comme c'est bon c'est grand,

dans le coeur du parent.

Le coeur bien reposé, ce soir apprécie tant,

tout ce chemin derrière qui n'est pas à refaire,

ce qui marché se donne, quel parcours d'étoiles,

qui scintillent le coeur, au plus profond en Là.

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Texte Libre

Mes écrits, mes pulsations mon âme, mes images, merci de les laisser, ici, dans mon nid d'être.