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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 17:14

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Un petit lierre vient de se nicher dans un pot sur une des trois petites tables, aux orchidées, en silence, en intimité, en vie.

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 15:11

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Little home, derrière le bois immense, des lumières en cet instant, le ciel gris du matin s'est ouvert, et c'est tellement plus vivant,

les branches ont des couleurs différentes selon le bras de lumières qui les enveloppent, une branche est secouée par la bise, puis une autre à un endroit plus loin, le petit vent doux s'amuse dans le bois, a laissé les volets tranquilles,

plus loin un haut et mince tronc remue, un oiseau virevolte fait du sur place, ce petit monde est si beau,

mais dehors c'est aussi fort beau, et la Toto s'impatiente...

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 14:47

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La toto ma fidèle déjà sortie ce matin, prendre son chocolat chaud, un mini pain au chocolat, revenu avec deux pains aux céréales, gambade dans ses roues,

elle va bientôt ressortir, inhale encore très fort, toute cette Paix d'ici, et comme cela fait du bien,

il y aura trois semaines demain, que les souffles de ma mère au téléphone, je ne les oublie pas, j'accepte son décès attendu tant par elle, quand les douleurs trop vives, l'empêchement de bouger de plus en plus chaque jour, surtout la dernière quinzaine, la dernière semaine plus encore, les deux derniers jours ses derniers jours,

quatre jours à venir, à vivre un autre temps, de partages, de vues, de repas ensemble, peut être même peut être que les nuits dormiront plus.

Trois semaines c'est si court, c'est si peu, pour avoir à voyager autant en soi, pour avoir tant d'albums en soi qui s'ouvrent parlent, une vie qui défile, la sienne sa propre vie, celle de la défunte,

et même si je pensais avoir fait le tri à mesure du temps qui avance, faut croire que le cerveau est un photocopieur géant qui duplicate des machins des trucs des business de vie, un tel travail plein temps que les semaines d'après, un deuil ses chocs,

dans toute cette délicatesse qui me guide qui me tient, l'élégance du temps qu'il est bon de garder devant la cruauté de la vie,

car c'est plus fort que moi, c'est comme çà, je l'aime la vie, car j'aime vivre car je suis née pour çà...

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et la Toto démarre dans des ondes, vers dehors, les yeux leurs grands ouverts, une feuille à saisir, un oiseau ses cuicuis, la bise du jour plus faible, le vent est reparti, cet air que je respire que j'aime au plus profond, et comme cela reste grand de respirer ses souffles par ses petits poumons,

la vie tu es sacrée, et j'aime tes petits miracles quand il me font vivre tellement, en partages jolis, ou en solitude grasse celle qui laisse content heureux d'être envie pour vivre pleinement, l'instant qui passe, fait voir, donne du grain à croquer, les cinq tulipes jaunes je leur ai remis de l'eau, les voir boire me sourit, la jacinthe encombrée de sa tige si longue penche sa tête très fort, et balance tout doucement par mes doigts sur les touches, et,

les nouvelles orchidées, la jaune et puis la blanche, posées près du petit bois, reposent près des trois autres qui feuillent et se reposent,

l'amaryllis son bulbe est pourtant ses verts crus, et le regard s'étonne qu'aucune feuille ne se pointe, mais têtu l'oeil vivant sait que peut être un jour, une fleur se pointera,

et les yeux ils se ferment, et la voient cette fleur, belle, majestueuse, presque trop fière si grande, c'est grand la vie qui pousse, qui sort d'un bulbe vivant.

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j'espère que ma mère a regardé encore avec bonheurs ses orchidées quand elle se levait encore, trois jours avant...et aussi, si lui avoir offert un merveilleux arc en ciel du ciel d'ici, ce 3 Février, cela lui a ôté peut être une seconde, l'incommensurable horreur d'être contraint, chacun, de quitter son corps, un jour, et de laisser ceux qu'on aime, qui nous aime.

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 14:34

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La musique en little home, le corps s'envole ses danses, et cela fait du bien, de vivre tout simplement,

de ressentir très fort, que la confiance en la vie, dans ce souhait profond de ne rien anticiper, sauf les incontournables obligés pour mettre à l'abri de pressions inutiles par des paperasses pas faites, pour l'enfant en autisme,

pour la vie vers devant, l'accueillir, et l'oser,

des projets bons en tête, et comme cela fait du bien,

sans oublier le passé, mais le porter léger.

La Nature si jolie dans ses délicatesses,

bien plus encore bien plus, les dentelles de la vie font du bien où elles passent,

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et cette porte fenêtre aère la tête en branches belles, l'écureuil invisible,

et cette Nature berce envole repose et comble, sauve des instants si grands, mais comme cela fait du bien, cette pureté de l'air,

et Nantes sa gare demain, une terrasse avant, me baigner dans la foule, regarder bien aussi les visages croisés,

et se regarder son humble, si petit dans la vie, une poussière si vive qu'il est bon d'éclairer de son regard vivant, se laisser se planer, imaginer aussi, rêver à des tas de trucs qui veinent des biens des beaux,

et se faire du bien, et prendre soin de soi, et se souhaiter amoureuse encore encore encore...

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L'amour cela étincelle le fond de l'oeil regarde et cette chaleur intime du plus profond de l'être étonne, soulève si haut donne des forces si grandes,

pas s'arrêter d'aimer, aimer aimer aimer...

et se laisser surprendre, par les bons les gentils, si peu sont leurs méchants, l'évitement  possible avec son guidon de vie, ses petites voiles intimes donnent des choix, des sérénités, le goût de *levivre son sens sensible, à l'écoute, en regard.

Oser oser oser les ouvertures du coeur, qui engrangent en dedans des mille étoiles joyeuses, c'est bon d'être habité de ses aimés si grands.

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 13:04

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et comme on en sait toujours bien trop peu,

c'est bon de retrouver sur la pile des livres,

le Spécial Enfants, Edition 2017,

Eduquer et Epanouir, L'autorité positive, Réussir à l'école, Se faire obéir, Trouver les mots justes, Libérer leurs émotions, Les erreurs à éviter,

et pour cette rubrique: Libérer leurs émotions,

le jeune homme autiste n'étant pas scolarisé, la neuropsychologue ouvre ce partage,

et le fait qu'il EXPRIME, me vibre, me secoue, m'envole, dans des planètes de remerciements,

c'est tellement inespéré, qu'il EXPRIME ses émotions, ses ressentis, ses vécus en ESAT et FOYER.

Merci à la vie qui me donne tellement de retours inattendus, magique, précieux,

aucun effort ne fut vain, car le présent est vivable, en partages souvent si tendres;

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 12:53

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Dans ce monde aseptisé, allergique au noir, captivé par le brille brille, il y a peu de place pour el vieillissement digne et respecté, le décès entouré chouchouté attendu de belles grâces paisibles et avec dans les jours qui suivent, non pas ce conseil de tourner la page,

mais bien plus, d'accepter ce tout de vie, de vivre avec l'épreuve en bouée, en livre à ouvrir dans sa petite tête pour vivre quelques instants encore, sans déprime, mais bien sans avoir ce triste ressenti à mes yeux, que celui d'oublier, d'entendre, qu'une troisième vie....

La vie bien plus qu'elle se tranche et recommence,

elle se poursuit, et quand la chance d'un fardeau pas trop lourd, c'est que l'épreuve est digéré bellement, puisque la vie décide, ses injustices, et reconnaître son impuissance, délivre de chagrins.

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 12:41

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Je reste avec ce souvenir de l'aurevoir, plus si près de l'adieu à ma mère, sans savoir de réel quand son dernier jour, ce 30 Décembre de l'an passé,

le 27 elle me disait que *c'est bien trop long....

elle n'en pouvait plus de survivre de se voir se dégrader, de me dire le 26 Janvier: *je n'ai jamais imaginé que j'en arriverai là...

Paix pour elle, enfin,

le jour me voit si apaisée si tranquille si calme si incroyablement surprise de l'avoir vue, décédée, plusieurs fois, vissée dans cette boîte de son dernier voyage, d'avoir assisté aux funérailles, entourée, de personnes aimés, même si un voeu prononcé aux pompes funèbres de cérémonie dans l'intimité, y'a pas que l'époux qui décide, y'a l'enfant, les enfants, on a eu envie des personnes qui l'aimaient autour d'elle, et aussi de personnes qui nous aimaient, pour ses petits enfants aussi, bien moins seuls autour du cercueil avec leurs lumières dans les mains,

pour éviter un tel grabuge d'émotions vilaines,

je vais préparer ce qui me tente pour mes funérailles, avec l'accord de mes enfants, que cela soit clair, qu'ils ne soient pas dans des chocs inutiles...

car si on a parlé de sa mort à venir à ma mère depuis presque 4 ans, jamais on n'avait aborder cet aspect si réel, que l'après décès dans les jours qui suivent.

J'ai été choquée, je consulterai dans cinq jours, car si le jour me voit si apaisée,

mes nuits sont courtes...

J'ai besoin d'une oreille, pour m'aider à choisir mon chemin pour la prochaine remontée dans le Nord, dans deux mois...

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 08:20

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Mais quels bonheurs hier matin, en salles d'attente, quand il me dit:

* mon petit doigt me dit que j'ai faim, j'ai le ventre qui gargouille.

Je me suis éclatée de rires, gloussants, vivants, si bons,

et ensemble on a ri longtemps...

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D'ailleurs, fier et content de son petit effet,

il l'a redit sur le chemin du retour...

sans l'effet de la surprise ce fut souriant mais plus plat moins envolé si haut.

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 07:57

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Le lever son pied dehors est bien plus gaillard, que le coucher sous la couette, que des réveils, des rendormissements, cela remue, cela trie, cela se projette,

beaucoup de vent dehors, un ciel de brume, la sinusite encore là, les draps descendus dans le petit garage, la machine bat son plein,

demain en gare, une grande amie arrive, pour quatre jours, elle a accompagné mon fils et tant de jeunes autistes, en retraite elle peut enfin, libre, se reposer, découvrir cette région qu'elle a aimé il y a trois mois, je suis heureuse,

on s'est beaucoup serrées lors de mes deux remontées dans le Nord, moi vers elle divorcée endeuillée par un ex beau frère de 66 ans, de revoir toute son ex famille vieillie en trente ans...et elle pour moi, à connaître tant d'indélicatesses, tant de brusques propos, tant d'irrespect pour ma mère juste décédée...

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Chaque être en fin de vie, mérite le plus grand respect de ses envies, la plus grande intimité de vivre encore comme il peut le faire, la haute considération de ses maux si douloureux, chaque attention possible avec une vue Humaine rien qu'Humaine comme chaque Humain souhaitera dans sa propre fin de vie,

une personne de grand âge, c'est d'une extrême faiblesse, fragilité, vulnérabilité, tellement en devenir dépendante de plus en plus, et avoir en vue de conserver le plus possible la dignité de l'être qui se meurt, c'est essentiel.

Le calme alentour, une main serrée, des paroles dans l'oreille, se relayer, ne pas laisser seul,

ma mère fut entourée, jusqu'à son dernier instant, et cela me réchauffe, pour ma mère.

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Et la maison ses fleurs, sa proprette, les courses, pour recevoir demain, c'est bien.

Il aura trente ans demain, sa soeur jumelle sera avec quinze amis, cela m'apaise pour elle, seule.

Leur petite nièce aura ses deux ans, dans trois semaines.

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A devant, pas comme si rien ne s'était passé. C'est juste les états de chocs puissants qui permettent de basculer dans un monde irréel.

Bien plus, avec l'héritage de ses quatre vint sept ans et dix neuf jours, à ma mère.

Et quand un courrier m'arrive par la poste, Internet affiche les décès, cela me touche, cela me serre, cela m'envole aussi vers la vie devant...

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 21:21

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Les étoiles clignotent, me manque juste la cheminée du Nord depuis neuf ans,

une bonne infusion, et la tête va repapillonner plus doux,

*levivre c'est pour aller de l'avant et voir l'épreuve comme un incontournable pour ouvrir sa vue de vivant.

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Texte Libre

Mes écrits, mes pulsations mon âme, mes images, merci de les laisser, ici, dans mon nid d'être.