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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 16:19

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Il y a de la mousse sur les troncs des chênes tordus,

et cela leur va bien.

C'est tout doux et chaud.

Les petits yeux ont voyagé en Argentine si loin, si près, dans l'écran son miracle.

Un train, ses rails, des vues, de visages, de nature, de vie.

Cinq tulipes jaunes papotent avec la flûte à tiges de Printemps.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 16:09

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Quand on a vu un visage, mois après mois, victime de la maladie, de l'insuffisance cardiaque, rénale, malgré un pace maker,

quand on a vu ses yeux à la douleur dans les orbites si creusées cernées,

quand on a sur son téléphone cette image de ma mère début Janvier, c'est précieux,

quand on a serré un être cher dans ses épreuves terrestres, c'est le respecter,

quand on s'étonne de le voir si beau, si son être en douleurs, si le temps sur une personne,

quand on aime en cheminant le chemin avec la vie qui passe,

-

on ne peut pas comprendre que certain range cette photo, dépoussière, et sort une photo d'il y a bientôt soixante deux ans...

on avance en amour bien au delà de l'état physique, c'est une matière spirituelle

on a tellement compris qu'on n'empêche pas *levieillir, car c'est la vie

on préfère chercher les belles voies en matières leurs riches

on on pense peut être qu'un minois souriant exprime plus de vie vivante

on a envie d'accepter de se dégrader de chairs, en se souhaitant des pétillants

on se souhaite des yeux qui parlent d'amour son jusqu'au bout, en attentions aux autres

on sait bien que c'est çà, oui, c'est çà...

-

ma mère quinze jours avant son décès, attentionnée encore pour d'autres, pour mon père.

ma mère mon modèle vivant, à vie, dans ma vie qui revient peu à peu dans ce jour plus las.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 13:12

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Un jour, et cela fait étrange, il est enfin possible de comprendre pourquoi ce parcours en autisme qui paraît si lourd aux yeux de beaucoup, fut finalement tellement vécu si souvent avec les délicatesses des ballerines de l'amour qui aiment arabesques, les arrondis, les souffles tellement,

car au nom de l'amour, cela fut possible,

et voir mon fils comme à son dernier week end à Evry, Fontainebleau, Paris, le regarder si souriant, si serein, si souple, si épanoui, yaouh, mais comme je n'en reviens pas de cette chorégraphie en ciel qui m'aime bien, pour m'avoir donné forces, d'avec mon passé qui m'a façonné m'a faite, celle que je fus, comme çà, sans le faire exprès jamais, sans fierté, sans choix réel, puis que le destin nous guide...

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 13:02

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C'est son week end foyer au jeune autiste, mon temps est libéré bien plus, et depuis merctredi matin, je l'ai presque oublié si souvent, en le prenant pour moi ce temps lumineux,

et cet après midi, sans horaire d'aquagym, allonge mes possibilités de l'aimer ce temps, et comme c'est bon et comme j'apprécie au maximum,

cela favorise une longue pause devant le bois, avant de rouler la toto, de rencontrer, de ne rien prévoir, de voir ce qui arrive, comme çà, c'est grand.

J'ai coupé les hortensias, il y a quelques rares jonquilles, les jardinières aux plantes mortes, les branches du bois se balancent, les petites feuilles poussent des petits cris de joies en se donnant à vivre l'air, c'est un bois qui verdit, et cela me sourit,

c'est beau le Printemps, j'aime cette saison , si fort, la naissance, la renaissance,

la toux gratouille encore un peu, une nouvelle ou la même sinusite repointe une migraine, et le flacon tout juste acheté va aider à aller mieux.

Ma fatigue fut si immense, qu'il est bon de remercier le corps de souffreter un peu pour aider à entendre...

et en ce juste instant, après un matin l'âme en deuil, le corps frileux, vient comme une espèce de détachement, pour y voir presque plus clair, avec un peu de hauteur, de profondeur, de distance,

comme se ressentir le résidu en matières de vie passée, de celle d'aujourd'hui,

et surtout en soif de celle de la seconde suivante,

pour oser voir découvrii encore le mignon le délicat le tendre le léger même si le grave en dedans.

 

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 12:45

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8h le volet se lève, et presque en retard déjà pas trop de temps à perdre, pour aller la cueillir la vie dans son lever,

une orange, deux yahourts, une tranche de pain norvégien aux fruits, un thé, puis un autre, les chênes sont grands encore là, toujours là, et  c'est bien,

un petit pot des narcisses de amis reçus il y a quinze jours, une troisième invitation est lancée, il était temps, après ces neuf bouts d'années ici, après nos partages dans le salon de thé, sur le trottoir, en se croisant, comme çà,

puis un thé blanc, le journal, le laisser couler tendre doux presque un peu trop mélancolique,

des rappels en souvenirs cette nuit,

un décès chamboule, déboule, met en lumières des souvenirs, c'est bon de se laisser aller à regarder ce cinéma intérieur, qui glisse des missives, des lumières,

un mois et demi après, je sais bien que je ne suis plus celle d'avant le deuil, tant de mises en lumières, tant de chocs inutiles, mon deuil peut cette fois prendre sa belle place, la douleur de l'être aimé, l'arrachement, pour ce midi, je me sens triste, fort triste, et ma solitude m'aide et me remplit de capacités de *levivre ce deuil, un repas en extérieur, seule, dans du bruit, de mots, de musique, presque incommodée par tant de vie, dérangée par tout cela,

et puis le petit bois au retour illumine, avant de repartir tout à l'heure,

le sourire sur le minois de la toto nettoyée de bien trop lourds, comme elle aime s'émerveiller encore et encore, par les beautés, les bontés, en amour,

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et puis comme je ne souhaite considérer et aimer que mon propre deuil d'enfant pour une mère, j'ai évacué toute capacité d'entendre celui d'un conjoint gai d'enfin faire comme il veut...

alors dis, c'est çà le monde, c'est penser enterrer le vivant pour *levivre libre son temps,

mais quelle horreur cette vie là,

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quand la respire si facile dans le moindre souffle, la moindre intonation belle tendre d'une bise jolie, d'un éclat du soleil, d'un bruit d'un oiseau sur sa branche, de l'assourdissant d'un escargot qui trottine,

et comme c'est bon, après un mois et demi, de ne pas ressentir le besoin d'un lieu, d'une plaque, d'un monument pour y glisser mes respirations aimantes,

ma mère tu es décédée, et morte tes restes sont vivants, que j'en oublie tes cendres, ce choc me semble loin,

je ne retournerai plus près des petits arbustes, rttegarder ce sol de pelouse, et revivre cet irréel du 10 Février,

j'ai vécu avec toi des années, puis à distance de kilomètres des années,

arrive ce temps à avancer ensemble d'une autre façon pas terrestre, et c'est bien beau.

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et ton visage du 10 Février a déjà disparu, il faudrait que je fasse des efforts pour le retrouver dans mon album de vie, mon âme me projette parfois des images fort belles, tes traits détendus souriants, et comme tu es jolie, maman.

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 17:53

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Et puis je lis, sur des bouts de rien,

et happée, à toute vitesse, par les délicatesses, les tendres de vie,

et cela fait résonnance,

j'aime profondément les petits riens qu'habités par la vie pure,

et comme c'est bon et joli,

et comme cela fait du bien, ces froufroutis de vie...

comme j'aime *levivre...

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 17:25

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C'est bon de retrouver les branches de jacinthes roses du jardin des années passées, les tiges du forsythia, dans une flûte à champagne, près de l'assiette de verre avec l'orange et les clémentines,

c'est bon de revenir du bord du lac, un café avec une amie de la côte, celle qui avait quitté son travail d'ici pour la côte, et qui revient en travail ici,

c'est bon de sentir la bonne odeur des légumes qui cuisent pour ce soir, le poisson du marché d'hier patiente,

c'est bon de calme, après un appel téléphonique avec une amie du Nord, mon oreille à l'entendre,

c'est bon d'avoir descendu la plante de tout de près du nid des hirondelles, les feuilles trouées, d'avoir coupé, replanté des tiges, et d'avoir trouvé quatre chenilles vertes,

c'est bon de me dire que demain c'est loi, il y a encore cette fin de journée de presque le Printemps et si chaude, avant la soirée, et la nuit,

c'est bon de voir le bois tranquille, la lumière dedans, le ciel bleu,

c'est bon de jeter un oeil rapide sur tout ce chemin derrière qui n'est plus à faire,

c'est bon de me contenter de *levivre ses tendres, le plus possible...

c'est bon de l'écrire tout ce bon,

c'est bon de simplement l'écrire tant le simple est joli.

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 10:33

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Je voulais continuer d'aimer, et comme c'est joli de se rester vivant dans ce monde qui n'aime pas...

 

Hier après midi, un moment son sonné, un grand espace dans le temps, avant de s'émerger, encore, dans les ondes leurs belles de s'exister vivant à aimer tant aimer,

alors quand après un mois et dix jours, le deuil chemine ses jolis, ses chagrins, ses joies, ses tas de choses humaines, ses passés, ses présents des derniers mois d'avant,

c'est encore des chocs que d'entendre, le père, le dit époux sur le mortuaire,

c'est bon de couper court, de refuser d'entendre l'inentendable, l'irrespect,

c'est incroyable et fou, soixante deux ans morts,

 

Je voulais continuer d'aimer, et comme c'est joli de se rester vivant dans ce monde qui aime mal...

 

Et nous trois vers Paris, et avec Imani, et avec les enfants, et comme cela fait du bien, sans devoirs, sans contraintes, juste à aimer aimer,

puis revenir ici, et selon les envies, être seul, être à deux, être à trois, ou à plus,

car c'est fort impossible la longueur des années, alors parfois cela casse, des temps longs hyper longs, on regarde vers ailleurs, on aime très fort ailleurs, puis le destin étrange, fait aimer autrement de douces vérités, dans les beautés d'aimer, dans des désirs leurs forts,

d'avancer son parfois, quand l'envie belle et vive, être mort c'est terrible bien avant l'arrêt de coeur,

alors, exiger fort d'être aimé, pour de vrai, sans des faux sans des riens,

aimer est un bel Art, qui rend joli tellement...

 

Je voulais tant et tant continuer d'aimer, et comme c'est joli de se rester vivant dans ce monde qui parfois préfère haïr qu'aimer...

 

Comme c'est un joli sens de souhaiter aimer, aimer une belle quête toute sa vie pendant, dans les joies si splendides le minois resplendit l'être se veine bon,

on souhaite aux aimés d'aimer et être aimé,

 

Je voulais tant et tant que tu aimes, sois aimé...

 

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 16:57

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Quand le grave bien trop grave, comme cela fait du bien de la légèreté,

bien plus encore quand la vie décide parfois de ses graves pas choisis.

C'est bon de se dévêtir de sa besace quand elle se fait trop lourde sa toxique,

et se retrouver à nu, soi, pour s'exister allégé.

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 16:45

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Un rempli d'un grand vide, au réveil ce matin,

l'obligation à se booster pour un obligé à St Nazaire,

et puis à mesure, des heures, cela se remplit de beautés,

vers 11h30, retrouver le petit bourg ses bonnes ondes,

légère, propulse, donne des regards attendris à partager,

demain vers ses deux ans,

qui semblent deux années, cela est ni très près ni très loin,

vingt quatre mois si remplis...

de joies, de peines, de jolis de moins beaux, de bons de vilains...

levivre!

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Texte Libre

Mes écrits, mes pulsations mon âme, mes images, merci de les laisser, ici, dans mon nid d'être.