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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 23:08

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23 novembre 2016

Mon petit oiseau en moi, si dépourvu, si le bec serré, devant toi, si l'envie de soulager tes souffrances quand par trois fois tu cries ta douleur vive en haut à gauche,

mes petites ailes si fragiles tentent de se déployer pour prendre soin de toi, toi qui prit tant soin de moi, en maman au foyer, mes retours de classe, nos papotages dans le divan, tes interdits c'est vrai, mais aussi toute cette maison offerte par ton coeur à demeure, les allées de fleurs, la prairie derrière, ton enfance de guerre dans les Vosges,

mon petit duvet il a souffert si fort, mais comme c'est ingrat la vie, de nous la reprendre comme çà, en un claquement d'ailes,

ma mère, ta main tiède m'a étonnée, ta jambe que tu as souhaité que je touche pour constater, si dure, ce fut rude, ce fut Là, encore Là, ton visage, je l'ai en moi, mais pourquoi faut il que ce soit celui là qui s'offre à ma vue, l'envie de ressortir fort vite des photos d'il y a cinq ans, avant cette épouvantable accélération de soucis graves successifs en santé,

mais pourquoi la maladie, toutes les misères du monde, pourquoi? quel sens *lesouffrir?

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Ma petite chérie, comme je t'aime, comme j'aime regarder ta petite bouille dans mon portable, quel bonheur cet achat fait il y a peu de temps, il était temps,

je te vois marcher, parler avec moi, dans nos sorties dehors, tes cuicuis après les miens, tes petits mots que tu répètes après les miens, mon amour, je remercie le ciel pour ta présence si douce, si belle, si généreuse de tes sourires et rires, qui envole mes petites ailes qui prennent des forces.

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mes quatre vingt sept ans, mes vingt mois,

en moi cela bouscule, de joies de vous revoir, chaque seconde précieuse avec toi ma petite chérie,

ma mère, je souhaite que la vie la laisse enfin tranquille, c'est bien trop long, c'est bien trop inhumain, d'en arriver à voir sa mère pour qui la vie y est tellement dans l'esprit, dans ses partages, mais que son corps abandonne, il la lâche le vilain,

c'est épouvantablement douloureux d'accompagner un proche quand ses jours sont une seconde à vivre encore, si difficilement, impossiblement.

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mes mains se joignent, et prient, la vie laisse ceux qui souffrent tranquille, offre leur le doux repos, personne ne mérite de souffrir.

La vie c'est bien autre chose.

C'est cette étoffe sensible avec les pleins précieux en mailles uniques au goût de chacun, et que le beau et le bon dominent, écrasent, les vilaines matières de méchanceté, non sensibles.

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