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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 16:30

...

La clé s'ouvre le petit jardin, un coup de pied son doux dans ne mousse tombée, et vers les jardinières, de la mousse si verte, et la main ne résiste pas, devant ses petites tiges vertes avec des petites clochettes à les faire vibrer, pour palpiter dedans, cet air frais ce tendre souffle,

mon élégant si grand ce matin avec ses RV qu'il apprécie, qui le font grandir encore,

après demain, il aura 30 ans, comme sa soeur jumelle,

des parcours singuliers,

il y aura trente ans, et ce départ de matin reste gravé si fort, un tel soulagement d'être délivrée des deux bébés pour le ventre, à 10h 10h05, pas de souffrances ce miracle, d'être opérée sans douleurs, et pourtant à la voir, à le voir,

jusqu'au dernier instant, un mec était attendu,

la fille fut une surprise,

une fille un garçon, sans pas d'ordre juste de naître.

-

ce moment là, à vie, la chance de donner vies,

et pourtant bien après, mais dans quelles galères, je vous conduis les enfants...

-

quand je le vois si bien ce matin,

mes souffles sont si vivants, mes lumières si belles,

ce fut un long chemin, qui sans cesse trouve encore des tas de trucs à gravir,

-

mais je sais tellement, que je me vie, je vis, dans ce parcours d'amour, qui me donne de l'amour tellement à recevoir sans cesse.

Merci tant à la vie de m'avoir gardée vivante, pour eux pour mes enfants,

perdre sa mère, petit, c'est sans nom, c'est injuste, si tellement monstrueux de cruautés.

Merci merci la vie,

plus rares mes épuisements, mes énergies sont là,

je reçois tellement de mes partages vivants.

 

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commentaires

monique 22/02/2017 23:46

merci Annick toi comme moi faisons avec notre cœur chacun comme il peut, prenons refuge dans l'amour, ainsi qu'à travers les mots et dans tout ce que nous offre la nature pour nous aider à accepter ; perdre sa maman c'est une grande douleur à laquelle personne n'est préparé quoiqu'il en soit, car l'on devient orpheline. Je t'embrasse de tout mon cœur.

Annick 23/02/2017 08:54

bizare,
je vois qu un commentaire n'est pas passé,
je l'avais commencé, envoyé par erreur et repris...
et il devait dire à peu près cela.

Néanmoins,
ma situation est telle que en mère d'un enfant en situation d'autisme,
si il décède avant moi, cela me permettra de l'accompagner jusqu'au bout...
On doit se trouver si seul si désemparé devant la mort qui arrive,
que pour un être fragile cela doit être épouvantable,
sans doute à être chargé de sédatifs puissants bien avant encore.

Annick 22/02/2017 19:52

monique 23/02/2017 12:00

Tu sais Annick dans quelque condition que l'on soit c'est le cœur qui parle plus que la raison quand on se retrouve face à son deuil, la mort puisqu'il faut bien la nommer est toujours rupture et silence qu'il faut gérer de son mieux pour rester du côté de la vie du côté de l'amour. C'est un passage sur lequel nous n'avons aucune emprise mais il dépend de nous de le vivre de notre mieux, juste un peu renforcer les lanières qui nous permettent de porter cela sans trop se faire mal.
Du côté de la vie, dans deux jours les 30 ans à fêter comme il se doit, un beau moment à vivre dans la joie !!!! Quel beau partage, je penserai à vous!!!!. Je t'embrasse, je vous embrasse.

monique 22/02/2017 18:22

J'ai beaucoup aimé tes mots Annick et ce petit flash-back que toute maman refait invariablement. Ma fille aura au moins eu cette chance d'avoir toujours sa vie durant une maman qu'elle adorait et moi une fille que j'adorais.

Remonter le temps de ces instants
que la vie un jour vous reprend
c'est ne pas comprendre comment
on peut continuer à vivre comme avant
La vie ce bien précieux, son enfant
pour moi fut qu'un éphémère présent
mais cet amour restera toujours vivant
Les ans ne comptent pas pour son enfant
seul compte ce que la vie vous reprend....

Je t'embrasse Annick et accueille ce nouveau printemps comme un nouveau parfum de la vie qui sent le bonheur et la joie de vivre ensemble

22/02/2017 19:35

Tu me vibres tes mots, Monique,
c'est l'horreur et je n ai aucun mot assez vrai pour l'écrire,
perdre un enfant,
remonter dans le Nord, pour revoir ma mère décédée, plusieurs fois,
puis revenir ici,
et repartir la revoir encore;..longtime...soutenir mes filles...
voir son dernier refuge se fermer, se visser, comme si elle pouvait partir...
c'est dans l'acceptation de quitter sa mère puisque l'âge ne lui permet plus
de vivre comme elle aimait si dignement si simplement si seule se débrouillant tellement
refusant de l'aide le plus loin poissible, pour sa toilette, juste huit jours avant son décès,


mais pour toi,
ta fille,
c'est le monde à l'envers,
et quand il me donne à pleurer ce monde je le haïs,
quand je l'adore si frt dans ses jolis levivre....

et ce Printemps m'arrive d'une telle force...ma petite fille ses deux ans le 11 Mars...

Je t'embrasse, Monique, prends bien soin de toi.
merci pour tes jolis écrits.

Texte Libre

Mes écrits, mes pulsations mon âme, mes images, merci de les laisser, ici, dans mon nid d'être.